vendredi 21 mai 2010

Le Film à Voir: Where The Wild Things Are - Max Et Les Maximonstres

Quand le réalisateur de "Dans la Peau de John Malkovitch" sort un nouveau film, on se rue dans nos salles. D'abord pour la curiosité. Le bonhomme Spike Jonze ne fait pas dans le prémaché ni dans l'américanisme classique. Et quand ce film est une adaptation d'un bouquin pour enfant qui reçoit en plus une critique positivement unanime, il faut que votre serviteur, moi, jette un œil voir plus dessus.

Le pitch est simple: Max, gamin d'une dizaine d'années pas plus, est turbulent, tourmenté, solitaire et un brin incontrôlable. Lorsque un soir, sa mère reçoit un prétendant à la maison, Max veut attirer l'attention sur lui même et va faire le pitre assez violemment. Sa mère excédée décide de le calmer, mais dans l'empoignade il en arrive à la mordre. Terrifié par son propre geste, Max va s'enfuir de la maison, encore dans son pyjama-chat et prendre un bateau jusqu'à la mer. Épuisé, il va s'endormir et se réveiller sur un île étrange, peuplée de monstres gigantesques et difformes.



Par où commencer? Ce film est une pure merveille. Du traitement réaliste et très juste de la crise familiale jusqu'à l'univers cru et déjanté du conte, tout est précis, particulièrement touchant et même bouleversant. Ces grosses formes maladroites et au premier abord effrayantes que sont les habitants de l'île ont chacun une vraie personnalité et si l'on frissonne à l'idée première que Max va se faire grignoter plus vite qu'un Tuc à son arrivée, on en arrive bien vite à vouloir nous aussi nous endormir sur ces gros tas de peluches sentimentales et un brin excessives.



Techniquement aussi, une réussite de bout en bout. Spike Jonze ne voulait pas trahir les illustrations originales du bouquin, il a fait mieux, il leur a donné vie. De ces dessins flippants et attendrissants à la fois, il réussit l'exploit de rendre l'âme du trait, évitant les lumières chaleureuses et retouchées d'un Narnia ou d'un Disney. On en vient au conte tel que je l'apprécie, sans fioritures ni édulcorants, une pure histoire, parfois terrifiante, parfois "nou-nou" (pour reprendre l'expression de ma chère Emi) mais toujours vraie dans ce qu'elle décrit: tout n'est pas rose dans l'univers de l'enfance.



Mention spéciale aux SFX qui se sont rendus invisibles, notamment sur l'utilisation d'images de synthèses pour faire parler les monstres, mélangées aux costumes présents sur le set. On atteint un réalisme que nombre de réalisateurs zappent à cause de la facilité de confier ça totalement à l'ordinateur (Lucas aurait tout filmé sur fond vert avec le gamin jouant face à rien). Tout dans la technique, sert l'histoire. On croit aux personnages qui fort heureusement pour le public français ont été magnifiquement doublés. L'équipe française a fait un travail exceptionnel, ne versant ni dans la caricature, ni dans le je-m'en-foutisme, ce qui, en ces temps troublés de doublages catastrophiques, mérite en soit une palme. Plus que de croire à ce que l'on voit, on s'y attache même.

Et c'est là que je pense que tout autant que les enfants qui vont tour à tour, frissonner, s'amuser et s'attendrir à la vue de ce film, les adultes aussi vont s'éclater à retrouver l'esprit sauvage de l'enfance.


Musicalement, de plus, l'essai est transformé lorsque, choix osé, Spike Jonze demande à Karen O, chanteuse des Yeah Yeah Yeahs, de composer la bande originale. Et finalement, l'énergie de la psychopathe microphonée teintée de sa douceur ainsi que les chœurs d'enfants qu'elle pose sur ses morceaux illustrent parfaitement l'innocente excitation de l'histoire racontée là.



Seul bémol à ce film, et il est quand même important, c'est qu'il s'arrête. Comme toute bonne histoire, on préfèrerait qu'il ne se termine jamais. Qu'à cela ne tienne, la B.O. est dispo sur iTunes et chez tout bon disquaire, je suppose.


jeudi 20 mai 2010

Nouvelle Playlist!!!

Alors je sais, je sais,

Pas grand chose à se mettre sous la dent sur ce blog, mais bon, du bon son, ça se refuse pas. En plus c'est une playlist qui fout la patate: Joan Jett, Gang Of Four, Wolmother, Beastie, Mr Bungle et j'en passe, de quoi vous décrasser les tympans pour l'été qui approche!

Donc on fait pas la fine bouche, on cliquotte et on se défonce les enceintes en faisant de l'air guitar.





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