dimanche 27 décembre 2009

Pourquoi il ne faut pas aller voir "Avatar" de James Cameron?


15 ans d'attente, 4 ans de boulot acharné, le film de sa vie, une technologie révolutionnaire et un grand film de fond... Les raisons avancées par James Cameron ne manquent pas pour faire d'Avatar un appât à cinéphile acharné.

Qu'on aime ou pas James Cameron, la machine à faire du gros film bien bourrin (Terminator 2, Alien 2, Titanic, Abyss), on se déplace par la force des superlatifs de la critique et des retours publics enthousiastes. Et pourtant Avatar n'est pas bon.



C'est bête d'ailleurs, avec un sujet pareil, on aurait attendu un grand film action/science-fiction/spectacle comme sait en faire Cameron. Et jsuis client de ce genre de film en plus: un bon gros divertissement avec juste ce qu'il faut de fun pour justifier mon intérêt!


Mais alors par où pêche Avatar? Certainement pas dans ses intentions, pour commencer. Cameron voulait deux choses avec ce film (on enlève "faire du pognon" de l'équation, c'est évident): tout d'abord révolutionner la technique cinématographique. On y reviendra, car même si l'essai est techniquement convaincant, c'est sujet à discussion. Deuxièmement, parler écologie avec un bon gros film d'action. Et là, pareil, c'est largement discutable.

Annonçons la couleur: le soucis majeur de ce film, c'est la date de sa sortie. Sur quasiment tout les points, Cameron nous annonce une révolution qui nous a été servie il y a maintenant dix ans au niveau technique par Lucasfilm. La fabuleuse ère numérique et ses personnages tout digital, oui c'est bien, sauf que Star Wars Episode 1 est sorti en 1999... Alors bon, pas grave, on concède que Lucas était allé vite en besogne et que ses bestioles ont sacrément pris dans la gueule avec le temps. D'autant plus que Cameron se rattrape en argumentant sur sa 3D stéréoscopique.




Ok alors, la 3D stéréoscopique, parlons en. L'effet gadget mis à part, est-ce réellement un argument de vente pour Cameron? Absolument pas. D'un point de vue de réalisateur, il est clair que ce film a été pensé et conçu en 2D tout ce qu'il y a de plus classique. Cadrage, composition d'image et même animation, rien ne justifie le tout numérique stéréoscopique dans cet œuvre.

Pire même, on attendrait d'une technique pareille, qui offre tout un tas de nouvelles possibilités, que le maestro du blockbuster en exploite chaque ficelle...et puis non, il se contente de faire le strict minimum avec: ajouter de la profondeur de champ, finalement on reste sur l'aspect gadget de la technique. Pas de jeu avec, pas de plans qui nécessite vraiment ce nouvel outil pour être exprimé. Rien de vraiment fabuleux de ce côté là, et on aimerait même jeter ces lunettes pour pouvoir voir le film d'une manière plus classique, tel qu'il a été conçu en fait.




Et le fond? Qu'en est-il du récit de la décennie, tel qu'on nous le vend partout. Autant le dire tout de suite, c'est plat. Terriblement conventionnel, le scénario se contente de remplir le contrat du film classique à gros budget: les gentils, les méchants, un méchant baise la princesse, se rend compte qu'il vaudrait mieux devenir gentil, devient prince et tue les méchants. Cameron emballe ça avec l'actuel politiquement correct "les gentils aiment la nature, les méchants la brûle avec leurs machines" et c'est torché. Soit, ce n'est pas forcément un défaut. Il y a des pitch d'une pauvreté sidérante qui ont donnés de très chouettes univers. Mais pour autant, était-il nécessaire d'inclure à ce tableau minimaliste les clichés les plus redondants d'Hollywood?



On baille face au spectacle du discours de motivation des tribus Na'Vi fait par le personnage principal, on attend la suite quand les dites tribus se prennent la branlée du siècle au ralenti avec une musique triste, et on commence à s'agacer lorsque le chef de la tribu, un tronc d'arbre à travers le ventre, meurt 15 fois dans les bras de sa fille en lui demandant de défendre leur culture. On a déjà vu ce film des centaines de fois et ça ne l'a jamais rendu plus intéressant, et pourtant, pour arriver au bout d'Avatar, il faut se farcir ça une fois encore.

Ce qui est presque navrant dans la promo et le foin fait autour du film par le public, c'est outre l'argument de "l'incroyable originalité", celui de la sacro sainte excuse du "film écolo" pour justifier de son succès. Avatar n'est ni original, ni un film écolo. Tout au plus, il pourrait soulever la question du colonialisme et de ses ravages, mais ne nous emballons pas. Le côté manichéen du scénario et des personnages met en branle tout le discours qu'aurait pu avoir le film.




Dommage, car il y a pourtant de belles choses à sauver d'Avatar. A commencer par la technique d'animation faciale. Vraiment impressionnante, les bestioles numériques expriment toute une palette d'émotions crédibles et justes, ce qui n'avait pas été fait correctement jusque là. Le design aussi, les artistes et graphistes ayant bossé sur les dessins de production ont dû faire un travail remarquable, le soucis du détail est appliqué sur chaque éléments et tout est d'une splendeur qui pousse à la contemplation, peut être trop d'ailleurs. Car on reste frustré de ne pas en savoir plus sur l'univers des Na'Vi.



Leur histoire, bien que développée, reste un prétexte à la baston finale (qui prend la dernière moitié du film). On sent pourtant très clairement que Cameron a une idée précise, par exemple, de ce que les autres tribus sont. Et l'on termine le film avant d'en avoir vu quoi que ce soit.

Faut-il donc écouter les rumeurs de deux suites en projet pour espérer avoir une histoire digne de la prétention de Cameron? En attendant le film livré là est incomplet et ennuyeux, et ce malgré l'incroyable travail technique fourni.




Pour résumer, Avatar est du passé avant même d'être sorti. Histoire creuse, personnages stéréotypés sans originalité propre, schémas narratifs redondants, effets réussis mais poudre aux yeux et promo prétentieuse. On se rabattra volontiers sur l'Art Book, qui laissera entre les mains la seule chose vraiment valable du film le plus cher de l'histoire du cinéma: sa gueule.

samedi 21 novembre 2009

Post-it : The Prisoner 2009




Puisqu'il faut parler de la nouvelle série du Prisonnier après ce long article, l'ancienne série sera nommée en francais, et la nouvelle version en anglais.

The Prisoner (2009) est donc le prétendu remake de la série de McGoohan, Le Prisonnier. "Si l'originale est si bien et si contemporaine que ça, pourquoi en refaire une aujourd'hui?" que je vous entends déjà marmonner dans vos pulls tricotés en sarcasme...

Bein justement parcequ'elle est contemporaine. Le message du Prisonnier est (en partie): attention à la société que l'on se choisit! Et la société dépeinte dans Le Prisonnier est désormais la notre. A ceci près que McGoohan n'avait pas vu le 11 septembre et ses conséquences venir.

Et voilà une excellente remarque pour AMC qui se propose de refaire un lifting au Numéro 6 avec en toile de fond deux tours de verre qui surplombent et surveillent le Village.

Le Village? Pas vraiment en fait, puisque si les noms, les concepts, et les principes de la série d'origine se retrouvent inchangés, il faut bien noter que refaire une série des années 60 aujourd'hui n'a pas vraiment grand intérêt en soi. Donc AMC en change le contexte. Le Village est plus grand, à l'échelle de notre monde qui s'est élargi avec les techonologies de communication, l'extérieur est désormais désertique, le Numéro 2 ne change plus, et les Villageois sont tous pétris de terreur à l'idée de sortir ou d'avoir à affronter un imprévu.



Minisérie en 6 épisodes, The Prisoner tente de réactualiser ce qu'avait pondu l'esprit brillant de McGoohan. Alors est-ce un désastre? Loin de là. Egale-t-elle la série d'origine? Non plus, faut pas pousser. Si The Prisoner n'atteindra pas le statut de culte, c'est qu'elle emprunte ses figures phares à son maître et que là dedans, rien d'incroyablement novateur s'en détache. Mais pour autant, c'est un bel hommage et une chouette relance que nous fait Bill Gallagher.

Dès le pilote, le ton est donné. Un vieillard (qui ressemble d'ailleurs étrangement à McGoohan sur la fin de sa vie) court dans les montagnes, poursuivi par des gardes armés et une meute de chiens. En sang, fatigué et épuisé, il tombe nez à nez avec notre héros qui se réveille là sans savoir ce qu'il fait dans les montagnes. Le vieillard, le N°93, lui demande de l'aider. Amené à l'abris dans une caverne, N°93 meurt dans les bras du héros en lui demandant de retrouver une personne et de lui dire qu'il s'est échappé.



Ce vieillard, habillé comme l'ancien Numéro 6 dans la série d'origine est à coup sûr un clin d'oeil énorme du scénariste actuel à l'auteur original (il suffira d'attendre un épisode pour que notre actuel Numéro 6 fouille son appartement, et que le fan éclairé reconnaisse là à peu de choses près, l'appartement du N°6 de la série d'origine). Un passage de flambeau qui annonce une nouvelle ère.

Structurés radicalement différemment, les épisodes de cette nouvelle série insufflent la confusion et le doute par l'utilisation d'images subliminales, de montage aux chronologies éclatées et de flash-back. On ne sait jamais vraiment où est le vrai, où est le faux et tout porte à croire que notre nouveau N°6 est dans la même confusion générale.


D'ailleurs parlons du N°6, si la série d'origine voyait un espion dans ses bottes, ici, c'est un technicien d'une haute société de vidéo surveillance. L'ancien était dans son bon droit de gueuler, celui-là craint déjà, dès le départ de la série d'en savoir trop et d'être génant. C'est même plus facilement un Monsieur tout le monde qu'un héros.

Ce qui est malin dans la réécriture de ce mythe, c'est que là où l'époque de McGoohan permettait d'avoir des idées claires et des positions affirmées, notre époque, elle, nous pousse, pour des raisons économiques, sociales, juridiques ou éthiques, à toujours être dans le compromis, la médiation et dans une pincée de paranoïa aveugle (comme le disait mon amie Auré, désormais, l'ennemi N°1 n'est plus palpable). Le spectateur de Le Prisonnier peut rester droit face à ce qui arrive au N°6 de McGoohan, celui de The Prisoner est forcément perdu face au N°6 de Gallagher. L'extérieur du Village existe pour McGoohan, pour Gallagher, rien n'est moins sûr.


Le principal défaut de cette nouvelle mouture, à mon sens, c'est qu'elle est réalisée et produite par et pour des américains. Elle n'évite donc plus le côté sentimental et tirage de violon que la série d'origine reléguait complêtement à l'arrière plan. Ce problême se fait sentir, non pas tant sur la réalisation que sur l'illustration musicale qui, si elle fait de très chouette apparitions dans les deux premiers épisodes, redevient d'un classique et d'un déjà-vu parfois pénible dans les épisodes suivants.

Pourtant la nouvelle série amène de l'eau au moulin, par l'introduction symbolique de l'oubli et de la négation du problême (un gros trou apparaissant ça et là dans le sol du Village et qui avale certains citoyens), par la crainte morbide et exprimée de chacun des Villageois d'être appelé à la Clinique pour un traitement, par le respect presque féodal qu'on ces citoyens envers le N°2. Les règles du jeu changent, et si on ne reprends pas le discours de l'ancienne série, Gallagher n'escompte pas faire croire que tout lui est dû. Même certains passages de l'ancienne série sont célébrés par de petits clin d'oeil et l'on y suggère aussi que l'actuel Village a une très longue histoire et que les choses étaient différentes avant.

Je ne parlerai pas de la fin, car je ne l'ai pas encore vue, mais jusqu'ici, si je ne retrouve pas l'excitation et l'incroyable intérêt de Le Prisonnier, je lui concède quand même l'effort d'être une curiosité réfléchie sur notre époque, ce que la plus part de nos séries actuelle n'osent pas faire. Ici bas le preview de neuf minutes en sous titré pour s'en faire une idée...



A voir donc, mais avec un regard neuf pour les fans de l'originale et pour les néophytes, à considérer comme la suite de l'ancienne.

vendredi 20 novembre 2009

La série à Voir: Le Prisonnier



L'actualité dépoussiérant le sujet, il fallait bien un jour que je parle ici de l'incroyable et cultissime série de Patrick McGoohan (que l'on pensait immortel jusqu'à Janvier dernier, paix à son âme). Malheureusement, nos plus grands artistes meurent aussi.


Mais son œuvre reste vivante puisque AMC, chaîne câblée américaine, s'offre actuellement le luxe (et le risque) de remettre au goût du jour Le Prisonnier, série TV la plus influente jamais créée et marquante tant du point de vue de ses idées que de son iconographie.


Alors Le Prisonnier, c'est quoi? C'est l'histoire d'un agent secret anglais tel qu'on les dépeint dans les années 60: la classe, la belle voiture, rebelle et indépendant, qui décide de démissionner. Ses raisons? Un mystère. Après avoir posé sa lettre avec fracas entre les mains de ses supérieurs, celui-ci se fait enlever et est rendu inconscient.



A son réveil, notre héros retrouve son appartement tel qu'il l'a laissé avant de tomber dans les vapes, mais à la fenêtre, ce n'est pas Londres qu'il aperçoit, mais un étrange paysage abandonné de village éclectique. C'est en faisant sa première sortie de l'appartement que l'agent secret découvre que les habitants n'ont pas de nom, juste des numéros, que ce lieu là s'appelle Le Village et que rien n'est laissé hors de contrôle du dit Numéro 2, figure d'autorité morale et politique suprême.


D'ailleurs, notre héros aussi n'a pas de nom, désormais, il s'appellera Numéro 6. Plus énervant encore, il n'y a pas d'issue possible au Village, il est désormais prisonnier de cette communauté tenue "heureuse" et sous contrôle au moyen de vidéo surveillance et de diverses méthodes médicales des plus douteuses.

Le but du Numéro 2, apprendre pourquoi le Numéro 6 a démissionné de son ancien travail, celui du Numéro 6, résister à la pression et s'échapper.

Pourquoi la série est-elle culte? Il faut remettre cette histoire dans son contexte Historique. A l'heure de sa sortie, nous sommes dans la fin des années 60. Les médias de masses ainsi que la vidéo-surveillance sont encore de gentils gadgets que l'on découvre sur fond de Guerre Froide. L'époque hyppie touche à sa fin et arrivent les années 70-80 et leur lot de désillusions: peu-importe qu'on le veuille, le monde nous empêche d'être libre et ce d'une façon des plus naturelles.


Le Prisonnier tire la sonnette d'alarme dès le début et dépeint une société totalitaire où chacun des citoyens est source de son enfermement, où le doute, le questionnement de l'autorité, l'originalité au dépend de la norme et de la communauté est formellement interdit voire réprimé. Rien ne doit troubler le paisible équilibre qui est instauré dans le Village, quitte à ce que l'on doive faire des sacrifices (moraux ou même humains) pour que cela en soit ainsi. Et le point le plus central dans son histoire, l'information est source de pouvoir. Elle est donc, contrôlée, manipulée, retenue ou effacée pour que chacun reste à sa place.

Outre l'aspect espionnage de la série, c'est une lecture philosophique et/où sociologique qui se doit d'être faite pour en apprécier vraiment les ficelles. On regarde Le Prisonnier tant pour être diverti que pour avoir des sujets de réflexion en stock. Et le mieux dans tout ça, c'est que pour l'époque, ce n'est pas simplement une œuvre d'actualité, c'est surtout une œuvre d'anticipation.

Les plus jeunes d'entre nous ne s'en surprendront pas, mais au Village, les portes sont automatiques, les téléphones sont sans fil, la psychologie est omniprésente. Aucun détail n'est laissé derrière. Le Village est une image à peine diabolisée du monde tel qu'il deviendra 20 ans plus tard.

Ce qui, de plus, frappe tout autant lorsqu'on a l'œil avisé du cinéphile, c'est la réalisation. En quelques épisodes, Patrick McGoohan, qui écrit, joue, produit en partie et réalise, amène un souffle radicalement nouveau et précurseur au format télévisuel.

A la même époque c'est Chapeau Melon et Bottes de cuir ou, quelques années plus tard Amicalement Votre qui côtoie Le Prisonnier et pourtant, si le look des protagonistes en a un peu pris dans la gueule, le rythme, l'histoire, le ton donné et le montage est incroyablement contemporain.

En fait, les mêmes scénar', les mêmes cadres et le même rythme transposé aujourd'hui avec nos techniques audiovisuelle serait encore avant gardiste. McGoohan voyait loin et c'est ce qui assurera la pérennité de son émission avec des générations de spectateurs faisant passer le flambeau à leurs gamins. Les sujets y sont intemporels, le ton s'adapte au discours (et non l'inverse, comme on le voit trop aujourd'hui) et le Numéro 6 réveille en chacun de nous les envies d'échappées et de rébellion de nos jeunes années.


Comment regarder Le Prisonnier? En France nous sommes gâtés. Il faut le dire, si le pays privilégié pour voir Le Prisonnier reste l'Angleterre, qui a la chance de se voir régulièrement nourrie de coffrets dvd ou de rediffusions, nous avons dans notre cher hexagone, l'honneur d'avoir Alain Carrazé, grand fan de la série, spécialiste du Prisonnier et rare personnage à qui Patrick McGoohan a bien voulu adresser la parole suite à l'incompréhension totale du public face au final de sa série (il faut dire que les deux derniers épisodes sont une expérience cinématographique onirique et symbolique dans la même veine que ce que Twin Peaks fera des années plus tard, pas étonnant que certains se soient sentis floués voire abandonné à leur diffusion).

Alain Carrazé donc, qui nous gâte sur notre coffret dvd frenchouille d'une floppée d'interviews, de documentaires et d'analyses, ce que les autres pays n'ont pas forcément. C'est donc ce coffret que je conseillerai, en attendant la prochaine édition Bluray.

Si vous ne pouvez pas vous le payer, louez le, si vous ne pouvez pas le louer, empruntez le, si vous ne pouvez pas l'emprunter...prenez un gars de Virgin ou de la Fnac en otage et demandez plusieurs coffrets du Prisonnier en rançon (offrez ceux que vous aurez en trop à des amis, ça limitera les prises d'otage). Mais définitivement, tout sériephile ou cinéphile qui se respecte se doit d'avoir vu l'intégrale au moins une fois.

Et oui, sans le Prisonnier, Matrix serait un doux rêve, The Truman Show n'existerai pas, Lost n'aurait pas vu le jour (pour ne citer que ceux là)... Donc, c'est incontournable. Jsuis clair?



mercredi 1 juillet 2009

Symphonie Locass : Le documentaire

Haut les cœurs les hip hoppeurs, Loco Locass met à dispo son documentaire sur son escapade symphonique de 2006.

52 minutes de petits plaisirs et un bouquet final hors du commun, une petite perle de bonne humeur à consommer rapidement...


mardi 23 juin 2009

News en speed: Avatar, le film.

Il y a quelques temps de ça, je déclâmais mon amour pour la série animée Avatar, splendidement réalisée (d'ailleurs le réal et la moitié de l'équipe sont depuis passés à Star Wars: The Clone Wars, toute aussi bonne série).

Et bien voici pas, mes Chers Lecteurs, qu'un dénommé Night Shyamalan a décidé de plaquer tout ses projets pour en réaliser l'adaptation cinématographique live. Oui oui, avec de vrais acteurs et tout. Et oui oui, pour ceux qui se demandent, c'est bien le réal de "Le Sixième Sens", de "Incassable" et "Le Village" qui se charge donc des aventures de Aang, le dernier Maître de l'Air des Quatres Nations.

Si quelques images traînaient sur le net, on a eu aujourd'hui, l'immense bonheur d'apercevoir un teaser.... que voilà....(et oui, jsuis comme ça sur Labouata, ça m'fait plaisir):


mardi 9 juin 2009

"Home" de Yann Arthus-Bertrand - Le dictat de l'émotion


"Home" me dérange. Non, ce n'est pas parce que je ne croirai pas en son message, particulièrement évident et crucial. "Home" est un film utile. "Home" est de plus un film à la photographie magnifique (c'est le moins qu'on puisse attendre d'un photographe aussi talentueux que Yann Arthus-Bertrand).




Alors qu'est-ce qui coince? Yann Arthus-Bertrand lui-même. J'ai toujours apprécié le travail incroyable du bonhomme, sa précision dans le cadrage, son sens de la photographie et les défis techniques qu'il réalise à chaque clichés.

Mais cette condescendance dans le ton... La voix off illustrant le film, celle du réalisateur lui-même, présente sur la totalité des 90 minutes du documentaire, ne cesse de s'esbaubir du "miracle" de la création et de s'indigner mollement sur le fait que "tout s'accélère".

Cette même voix, pourtant pas inintéressante dans son discours de fond, ouvre le film en me tutoyant, directement, genre jsuis son pote et tout. Mauvais départ pour moi. Bein ouais Yann, jvais trop me sentir coupable vu que tu me tutoie.

Par contre pose pas tes pieds sur ma table quand tu fais des photos, ça m'dérange.

Home est fait avec les tripes, c'est vrai, mais sans le respect du spectateur. Yann Arthus-Bertrand voulait choquer les consciences mais son manque de politesse et de professionnalisme dans le rendu final donne l'impression d'avoir un baboss 68'ard collé aux baskets expliquant au spectateur qu'il "faut pas saloper la planête mec, c'est mauvais pour ton karma".

C'en est presque rebutant, et c'est dommage tant le propos est important. Pour vous dire, si "Home" était une initiative intéressante, et même une initiative exemplaire, (voir les modes de diffusions multiples, gratuits et simultanés qu'enfin Europa Corp décide de maîtriser - Youtube, DailyMotion, Torrent) elle finit par m'ennuyer à force de trop de bonne conscience.


Je continue donc le film pour les images, parcequ'elles tuent, mais vous conseille de couper le son et de vous caler un beau Stravinsky dessus.


A ceux qui veulent une expérience semblable, mais sans le côté bien pensant, procurez vous la trilogie Qatsi de Godfrey Reggio. Le principe y est simple et admirable au vu du défi: pas de voix off, pas de personnage, des images et de la zique, (et du Philip Glass, s'il vous plaît) et là, pas besoin de tirer les violons, ça marche.


Je vous conseille aussi l'excellente critique de SuperNo sur son blog, démontrant la vatuité de la prise de position du réalisateur avec beaucoup d'exemples clairs et vérifiables.

lundi 8 juin 2009

Monkey Island Special Edition et Tales of Monkey Island!

Hyeho Marins d'eau douce! Voici le captain Guybrush Threepwood qui repointe le bout de son nez!





C'est officiel, après nous avoir abandonné pendant 9 longues années, la saga Monkey Island refait surface. Alors que Lucasarts ressort une version améliorée du tout premier opus (avec l'accord de Ron Gilbert, créateur du premier et Armato, voix de Guybrush dans les épisodes suivants), Tell Tales, déjà connue pour avoir reprit le flambeau Sam And Max nous pond Tales of Monkey Island, 5 ème opus de la franchise, découpé en épisode.




Jeu d'aventure mythique, Monkey Island brillait de son inventivité délirante, de son humour à la Monty Python, complêtement absurde et parfois très cru et d'une bande son inoubliable. C'est aussi celui qui a ouvert la voie à tout un tas d'autre titre classique du Jeu Vidéo scénarisé.

dimanche 7 juin 2009

Comme quoi "A.I." est un flime de tapettes

C'est L'E3 en ce moment. Les plus grands noms du jeu vidéo dévoilent leurs toutes dernières innovations en matière de technologies et de nouveaux titres. Et dans tout ce fratras de publicités, une tête sort encore du lot.

Je n'ai pas l'habitude de dire du bien de Microsoft, si ce n'est pour un point, leur matériel. Ce sont de vrais billes en logiciel, mais leurs accessoires et manettes de jeu ont toujours été impeccables.



L'année dernière, il nous avait été présenté Surface, sorte de table basse tactile à la sauce iPhone, qui reconnaissait les objets que l'on lui posait dessus et nous affichait des infos en fonction de ce qu'ils étaient.


Cette année, c'est du côté de la Xbox360 qu'il va falloir regarder. Surement inspirés par l'expérience de jeu Wii, Microsoft combine aujourd'hui ce que tout les autres ont fait de meilleur. De la reconnaissance faciale des ordinateurs portables, de la reconnaissance vocale des logiciels de dictée, de la spatialisation et de l'intelligence artificielle, le prochain bébé de chez Microsoft est Natal Project.

J'avoue, j'ai eu un peu de mal à y croire, mais si la démonstration avec le petit garçon virtuel Milo est sûrement rédigée pour se dérouler sans accroc, toutes les technologies employées sont crédibles et existantes dans nos foyers.



Milo est prévu pour apprendre du vocabulaire, réagir au ton de voix, reconnaître les gens qui passent devant la télé..., combinez le en plus avec un accès internet et il sera capable de vous renseigner sur n'importe quel sujet existant ou non.

Nous voilà de plein pied dans la SF que nous avions dépeinte il y a une cinquantaine d'années et je ne peux m'empêcher de penser: Microsoft, prochain Skynet? Va-t-il falloir législativement commencer à penser à l'émergence de nouvelle forme de vie?

mercredi 3 juin 2009

dimanche 24 mai 2009

Le Film à Voir: Star Trek de J. J. Abrams




Avant de commencer ce billet, je dois l'avouer je ne suis pas fan de pyjamas dans l'espace. Moi je suis plutôt Robes de Chambres, néons, et paroles d'illuminés. Mais il faut l'avouer, la nouvelle mouture Star Trek s'est parée de milles feux pour m'attirer en son sein. Quelle bande-annonce alléchante! Ça tire à tout va, ça explore, bastonne, plaisante, ça saigne et ça sue, bref, ça a des couilles!







Star Trek c'est avant tout la plus iconique des séries science fiction jamais créée, un standard pour des millions de geeks, non seulement parce que les histoires sont foisonnantes, mais aussi parce que les théories scientifiques posées au grès de son univers sont toutes tirées de rapport et études scientifiques existantes. Mais si je n'adhérais pas, c'est parce qu'il faut le dire, la série Star Trek n'est pas toujours bonne, et de plus, n'est pas toujours dynamique.

Réservé à une poignée de fanas absolus, l'univers Star Trek est difficile à aborder du fait de cette longévité et du nombre important d'épisodes ennuyeux (il faut le dire). Et pourtant ce n'est pas faute d'avoir tenté de séduire le spectateur.
Après quelques spin-offs (séries dérivées de l'originale) et 10 films dans les pattes, la franchise s'essoufflera même jusqu'à disparaître des petits écrans. Plus d'exploration spatiale pour les Trekkies alors que de leur côté, les Jedis font un revival hallucinant.


La question qui me tarabusque alors (t'as vu Cher Lecteur, je suis du sud!) est la suivante: Pourquoi ne pas avoir profité de la vague stellaire qui, fort du martelage constant de pubs Starwars dans les médias, reprenait un second souffle? Le public demandait du vaisseau spatial, Star Trek aurait pu tirer profit de cet engouement populaire...


"Les phasers en or qu'on aurait pu se faire, quand j'y pense..."


A mon humble avis, premièrement parce que le grand public confond les deux. On a là deux titans médiatiques avec des similitudes pour qui n'a rien vu de l'un ni de l'autre: des vaisseaux, des explosions, des extraterrestres, ça suffit au spectateur lambda pour ne pas faire la différence. Ainsi tenter de sortir quoi que ce soit de Star Trek alors que Star Wars était au ciné, c'était risquer la confusion totale pour le grand public et se saboter tout seul.


Mais aussi parce que ce qui se prépare alors est trop risqué pour le faire dans l'ombre de Starwars: Un reboot. Un scénario prévoyant un retour complet aux racines de la série, une réécriture totale des personnages, de l'univers et surtout du style. L'idée est là, il faut dépoussiérer la franchise. Et pour que les fans pur de durs soient ouverts à la proposition, il faut le préparer correctement.


Quinto en Spock, la source des débats qui fâchent les couples


On passera sur l'analyse du scénario final qui amène son lot de débat complexe et éclairés dans les communautés de fans (pour résumer: on adore ou on déteste mais le film ne laisse pas indifférent, c'est certain). Mais ce que j'aimerai vraiment souligner c'est le choix du réalisateur.




J.J. Abrams. Plus connu à la télé qu'au ciné, le bonhomme a signé la chancelante série Alias et plus récemment le petit bijou Lost (dont je ferai un petit éloge plus tard, sachez que c'est à suivre obligatoirement). Au cinéma, c'est le fade Mission Impossible 3 que l'on lui doit.


Un choix plutôt craint de la part des fans acharnés et de ceux qui savent ce que l'énergumène est capable de pondre. J.J. Abrams, c'est un peu la loterie du rendu audiovisuel, un gars qui est capable du pire comme du meilleur et dans l'inconscience la plus totale de son propre travail. Une fois sur deux, ce qu'il fait se casse la gueule. Et pourtant.

J'avais certes des inquiétudes à ce sujet, mais pas de quoi me convaincre que le film serait mauvais. Pourquoi? Parce que si Abrams ne sait pas finir ses projets, il n'est aucun doute sur le fait que ses débuts sont toujours impeccables. J.J. Abrams sait séduire un spectateur mais c'est une allumeuse. Plus loin, il sait pas faire. Et finalement, quoi de mieux pour un reboot?


Regarde moi cette tête de cochonne de réal.



Le but annoncé du film est de commencer une nouvelle ère Star Trek, accrocher un nouveau public, attiser le curiosité pour la suite, rien de plus. Et c'est amplement réussi. Cher citoyens Labouatistes, moi qui ai toujours voulu m'intéresser à Star Trek sans jamais y arriver complètement, un nouveau départ tel que celui-là est une véritable aubaine. Ce Star Trek est enfin ce qu'on essaye de me vendre depuis des lustres: une bonne tranche de découvertes, de fun et de sci-fi avec du caractère et du spectacle.



Payez vous un bon gros sac de popcorn, rameutez des potes et prenez votre place les yeux fermés. 2h de grand spectacle qui vous en envoie plein les mirettes, c'est grand, c'est épique, c'est bon.

EDIT: Quelques extraits du film histoire de se faire une idée de l'ambiance du ketru.







jeudi 9 avril 2009

"Peace, Love, Unity and Having Fun" (edit 2)

Il y a des pépites qu'on oubliera pas.

On a groové dessus alors qu'on sortait à peine de nos couches. On comprendra aisément que j'ai beaucoup plus de mal avec le hip-hop actuel. Que lui est-il arrivé à celui là?


(pour ceux qui l'ignorent, le titre de cet article est la réelle devise officielle du mouvement hip-hop...ça donne à réfléchir quand même)



















lundi 6 avril 2009

La série à voir: Dollhouse (ou "Joss Whedon mon amour")




Ça partait mal. Et pourtant, Dollhouse, la nouvelle série de mon petit favori Joss Whedon s'annonce comme un rendez-vous surprenant à chaque épisode.


Dollhouse, c'est une entreprise secrête. Vous avez été repérés parceque vous fouiniez trop près d'un complot gouvernemental? Vous avez un passé de délinquant talentueux, bonne forme et esprit clair, mais il vous faudrait disparaître ou changer de vie? Dollhouse va s'interresser à vous. Contre cinq de vos années, Dollhouse stocke votre personnalité dans un joli petit disque dur et vide complêtement votre tête de tout ce que vous êtes.



La contrepartie, c'est que durant votre contrat avec la Dollhouse, on vous imprime à loisir la personnalité de quelqu'un d'autre capable d'accomplir les contrats que proposent de riches investisseurs. Vous devenez un pion, une coquille vide sur laquelle on imprime le motif que l'on souhaite. Mission de sécurité, protection de star, call girl de luxe et j'en passe, si l'on a assez de fric pour se payer la Dollhouse, on peut se commander la personne que l'on veut pour l'affaire que l'on veut. L'arrivée d'Echo, dernière recrue de ce réservoir à programmes ambulants va soulever des tas de questions.


Pourquoi ça partait mal? Tout d'abord parcequ'un projet de Whedon qui ne soit pas annulé voire discuté pendant des années avant sa mise en place, c'est un miracle. Joss Whedon, à qui l'on doit Buffy, Angel, Firefly et le court mais fabuleux Dr.Horrible n'a pas l'habitude de faire dans le facilement vendable et pour un producteur de télé, c'est flippant.

Ensuite parceque si l'on retrouve bien là les petits tics de Whedon, la SF qui pointe le bout de son nez dans un traitement réaliste, le personnage geek qui ne parle que par référence à de la culture populaire, la femme au pouvoir et la figure paternelle (qui ici accompagne chaque doll), on est quand même en droit de se demander dans les premiers épisodes si notre gourou de la télé n'a pas oublié un truc, la continuité. Le concept permet effectivement d'effacer complêtement ce qu'il s'est passé dans l'épisode précédent pour repartir à neuf.


Mais que l'on se rassure, passé le premier épisode, les évènements ont une empreinte. Et c'est le thème qui semble s'imposer avec un sujet pareil. Les personnages de Dollhouse ne semblent pas si facilement oublier ce qu'ils ont été menés à faire, à être ou à subir. On le savait pourtant depuis longtemps, si Whedon n'est pas un bon scénariste, c'est un excellent showrunner. Son travail s'inscrit sur la durée et sa patte se voit sur l'intégralité d'une saison, voire d'une série.

Jusqu'ici, entre l'identité, la mémoire, le libre arbitre, le trafic humain; une bonne dizaine de thèmes sont abordés, c'est fouilli, c'est bordélique, mais connaissant le bonhomme, il va encore nous gratifier d'un coup de théâtre magistral qui nous remettra tout ça en ordre logique.

Et on reprend même du cast de Battlestar...si c'est pas gage de qualité ça....

Mais bref, mis à part les constants plans contreplongée sur la minijupe de Eliza Dushku, cette obsession pour la voir sous chaque angle dans le pilote de la série, (notons au passage qu'elle aussi productrice du show, ce qui doit aussi influencer sur ces choix là) on continuera de surveiller ce qui s'annonce effectivement comme une bonne cuvée Whedonesque. Et si ça continue d'être aussi bon, ptet que je vous ferai un second papier histoire de finir de vous convaincre.

Ah oui, et dernier petit truc, comme à son habitude, le générique est à chier, il dure pas longtemps alors soyez patients mais voilà, vous serez prévenus...

vendredi 3 avril 2009

Printemps! Mise à jour et nouvelle playlist!

Enfin enfin enfin!




Suite aux petits messages pressants de mes Très Chers Lecteurs, on commence avec une nouvelle playlist (comme d'hab, en haut à droite) et ça va s'étoffer dans le week end!

Non sérieux, je vous assure, j'y bosse! Faites vous du bien aux oreilles pour patienter je vous promets une nouvelle série à voir ainsi qu'un film dans le week end! C'est pas beau ça, quand il y a une manif aujourd'hui en France, on s'en aperçoit!

Bon allez, j'y retourne et ça va gratouiller sec, moi je vous le dit!




dimanche 8 mars 2009

Journée de la femme...



Et bonne journée à toutes mes lectrices, bien évidemment!

jeudi 1 janvier 2009

Bonne année à tous!

Oui, je sais je sais... C'est un peu naze de dire ça le premier de l'an mais voilà mais très chers Lecteurs, à travers les flammes des irritations gastriques et l'enfer de la vaisselle; dans les épreuves de la digestion et l'adversité des gueules de bois, je pense à vous.

Oui, je suis comme ça...et ainsi je vous souhaite tout mes meilleurs voeux pour 2009.

A plouch'

Related Posts with Thumbnails