samedi 29 novembre 2008

Le film à voir: Quantum of Solace (ou Le syndrôme du film serial)


Non, Quantum of Solace n'est pas un mauvais film. Non ce n'est même pas un Bond raté et non non non et non, c'est encore moins une mauvaise suite de Casino Royale.

En parcourant deci delà le web pour me faire une idée de ce que j'allais voir au ciné, j'ai commencé à prendre peur, moi qui m'était réconcilié avec la franchise Bond, les critiques presse et public descendaient en flêche ce nouvel opus, argumentant que l'on avait déjà perdu le style du précédent.

Peu habitué à me faire plomber une bonne soirée par une bande d'inconnus, j'ai tout de même pris ma carte bleue à deux mains et j'ai claqué 9euros pour voir ça, à semi-confiant certes, mais j'y étais.

Premières minutes: ouep, ça change du précédent.
première demi-heure: bein non en fait.
première heure: carrément pas, c'est même très bon.
reste du film: excellent. C'est un Bond et un très chouette en plus.

Alors maintenant, une question: qu'est-ce qui a pu pousser quasiment tout le monde à considérer que ce film est un foirage?


J'avoue que j'y ai cogité assez longuement, et pas seul en plus. Et la seule réponse qui me vient à l'esprit est que c'est un opus de transition. Le syndrôme du film serial, comme je l'appelle.

Le principe est le même qui a poussé certain appréciateurs de Pirates de Caraïbes à cracher sur le deuxième. Ou quelques irréductibles à démonter sans vergogne Kill Bill (1 ou 2, au choix). Mon humble avis sur la question est que paradoxalement à l'existance prédominante de séries dans notre paysage audiovisuel, on accepte difficilement qu'au cinéma, une histoire puisse se passer sur plusieurs chapitres.

Et c'est exactement ce qu'on oublie de préciser concernant Quantum of Solace. Le message était pourtant clair avec Casino Royale. Fini le style "gadget- intrigue terminée en 2-2 - pétasse facile". On est revenu aux sources, à savoir les bouquins de Ian Fleming. Et comme chez Fleming une intrigue ne se finit pas sur un seul livre mais bien sur plusieurs, il en est de même pour les nouvelles adaptations cinematographiques. De même que Casino Royale voyait son intrigue non close, Quantum of Solace est un chapitre, une étape, pas une fin. Et en temps que tel, ce film est tout simplement excellent.

Gardons en tête, mes très chers citoyens Labouatistes, que Daniel Craig et l'équipe de Casino Royale ont signé pour une relance de franchise sur 5 films. Deux de faits, il en reste encore trois pour poser définitivement le personnage de Bond et son univers.



Alors certes, il se peut que dans les prochains épisodes, le scénario finisse par s'écrouler emportant avec lui les deux premiers films d'une nouvelle saga, mais à voir ce qui a été instauré comme nouvelle ambiance et comme rythme, on a ici un terreau parfait pour faire pousser une légende telle que Bond comme il se doit.

2 commentaires:

nina sotte fille a dit…

Hé bien je ne l'ai pas vu mais je pense que le coté action - super héros - gadget de James Bond n'était pas assez présent pour les amateurs. Ca fait trop "film d'auteur" pour un Bond à ce qu'on m'a dit!

Pico a dit…

Jsuis désolé mais je peux vraiment pas te laisser dire ça. Les amateurs n'ont qu'à se souvenir de la période Sean Connery et comparer. Les gadgets n'étaient pas omniprésents et farfelus.

Et puis Quantum of Solace est autant un film d'auteur que The Bourne Trilogy, c'est dire. Non faut pas halluciner non plus, ça reste un blockbuster. C'est pas parcequ'on y sent que des pages de scénars sont écrites, contrairement aux productions Bruckheimer, que tout de suite, c'est un film d'auteur.

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