La série à voir: Buffy Contre Les Vampires
Oui, oui, je sais, certains de mes lecteurs vont avoir le poil qui se hérisse, mais comme dirait le sosie de Francis Cabrel: "Laissez-moi vous convaincre"
Et je vous préviens, sur le sujet je serai intransigeant. J'en ai juste marre d'entendre les gens cracher sur ce petit bijou d'écriture. Pas plus tard que ce matin, mon formateur de sémiologie a insinué que ce morceau culte de 8 saisons (et oui, la dernière et excellente ligne de comics est officiellement la 8° saison) n'était pas une "œuvre". Et comme la vie n'est pas juste, c'est sur vous que ça va retomber.
Bref, à toi public qui n'a jamais lu entre les lignes d'un des épisodes mettant en scène la Tueuse et son petit gang et qui se permet quand même de critiquer éhontément la chose comme débilitante et infantile, je te demanderai de suivre ces quelques lignes.
Tout part d'une simple idée et d'un amour de la série B horrifique. Joss Whedon, papa de Buffy, va poser un postulat de base très simple: comme tout oeuvre fantastique, le sujet raconté sera tout autre que celui visible au premier abord. Dans la plus pure tradition du genre, les monstres et autres créatures sont ici des symboles, des allégories, prétextes à souligner les aspects difficiles des relations humaines, de la sexualité, de la société nous environnant (et plus spécifiquement ici de la vie au collège et au lycée) et à travers lesquels l'héroïne, une adolescente de 16 ans bien caractérielle, cheminera jusqu'à trouver en elle la maturité qu'elle recherche.
C'est comme ça que "Buffy", sous ses dehors un peu rudes parle avant tout du passage à l'âge adulte.

"Soit", te dis-tu derrière ton écran, "l'intention n'en fait pas la qualité". Et sur ce point j'aurai tendance à être d'accord. Là où "Buffy" marque des points et devient incontournable dans son genre, c'est que, plus que de simplement développer ce point là, on atteint de réels moments de grâce scénaristiques et de réalisation. Il faut savoir que sur ses sept ans de présence télévisuelle, "Buffy" va grandir avec son public. Les débuts "Lycée" vont se transformer en réelles réflexions sur la condition d'un jeune adulte contemporain jusqu'à faire de la série une oeuvre particulièrement sombre. Et pour autant que Buffy elle-même ne représente pas toute les facettes de ses frères et soeurs téléspectatrices, les autres protagonistes vont être, au fur et à mesure, plus présent même que l'héroïne de la série.

L'exemple de Willow, rat de bibliothèque, timide et férue d'informatique en début de série est sûrement l'un des plus parlant. Plus on avance dans la série et plus ce personnage prends du volume. Willow va découvrir son homosexualité dans un épisode qui, bien loin d'être voyeur ou larmoyant, célèbrera cela avec un naturel et une aisance que peu de fiction parlant du sujet sauront avoir. Mais là où elle crève littéralement l'écran, c'est suite à la mort de sa petite amie. Willow va tomber dans une suite d'évènement des plus extrêmes pour sauver son groupe, à tel point que la simple fillette réservée va se voir décerner la couronne du méchant de saison 6 avec une logique et une fluidité sans accroc.

Mais je ne ferai pas ici passer "Buffy" pour ce qu'elle n'est pas. Avant tout, c'est une série qui se veut divertissante. Et oui, elle l'est. Contrairement à la première impression laissée, "Buffy" ne démontre en rien une écriture au premier degrès. Dans l'univers de Joss Whedon, tout est à y regarder à deux fois.

A commencer par l'humour, particulièrement cinglant dès le départ, il n'y a aucun doute sur le fait que les auteurs se font plaisir avant tout et ne prenne bien évidemment pas leur univers au sérieux. Ce que je veux dire, c'est que si un critique cherche à pourrir la série parcequ'elle passe son temps à être aberrante, il perdra son temps, les fans, tout autant que les créatifs qui en sont à l'origine sont déjà au courant.
Il suffit, pour décrisper cet à priori, de regarder un épisode de bout en bout pour s'en apercevoir. Les rares fois où la série est tombée dans la gravité, ce furent les sujets qui l'imposaient. Ainsi la mort de la mère de Buffy, annoncée par un cancer mais brutale, fut l'occasion de couper toute musique et de calmer tout ce beau foutoir en utilisant des méthodes de réalisation discrètes mais particulièrement dérangeante pour les habitudes du spectateur.
Bref, je vais juste m'arrêter là pour le moment, je corrigerai ptet plus tard, mais pour résumer, Buffy est une série qui, même si sa longévité a joué contre elle par moments (saison 3 et 4 difficilement regardables sans zapper les frasques amoureuses dignes de Santa Barbara) a prouvé:

Alors n'en déplaisent aux universitaires passéistes engoncés dans leurs classiques datés, que cela vexe aussi les gardiens aveugles de morale à la mord-moi-le-noeud, moi je me refait l'intégrale avec délectation et admiration. Il fallait des tripes pour poser un truc pareil à la télévision et ceux qui ne l'ont pas ratée seront d'accord avec moi, "Buffy" est et restera une série culte savamment orchestrée.
Et je vous préviens, sur le sujet je serai intransigeant. J'en ai juste marre d'entendre les gens cracher sur ce petit bijou d'écriture. Pas plus tard que ce matin, mon formateur de sémiologie a insinué que ce morceau culte de 8 saisons (et oui, la dernière et excellente ligne de comics est officiellement la 8° saison) n'était pas une "œuvre". Et comme la vie n'est pas juste, c'est sur vous que ça va retomber.
Bref, à toi public qui n'a jamais lu entre les lignes d'un des épisodes mettant en scène la Tueuse et son petit gang et qui se permet quand même de critiquer éhontément la chose comme débilitante et infantile, je te demanderai de suivre ces quelques lignes.
Tout part d'une simple idée et d'un amour de la série B horrifique. Joss Whedon, papa de Buffy, va poser un postulat de base très simple: comme tout oeuvre fantastique, le sujet raconté sera tout autre que celui visible au premier abord. Dans la plus pure tradition du genre, les monstres et autres créatures sont ici des symboles, des allégories, prétextes à souligner les aspects difficiles des relations humaines, de la sexualité, de la société nous environnant (et plus spécifiquement ici de la vie au collège et au lycée) et à travers lesquels l'héroïne, une adolescente de 16 ans bien caractérielle, cheminera jusqu'à trouver en elle la maturité qu'elle recherche.
C'est comme ça que "Buffy", sous ses dehors un peu rudes parle avant tout du passage à l'âge adulte.

"Soit", te dis-tu derrière ton écran, "l'intention n'en fait pas la qualité". Et sur ce point j'aurai tendance à être d'accord. Là où "Buffy" marque des points et devient incontournable dans son genre, c'est que, plus que de simplement développer ce point là, on atteint de réels moments de grâce scénaristiques et de réalisation. Il faut savoir que sur ses sept ans de présence télévisuelle, "Buffy" va grandir avec son public. Les débuts "Lycée" vont se transformer en réelles réflexions sur la condition d'un jeune adulte contemporain jusqu'à faire de la série une oeuvre particulièrement sombre. Et pour autant que Buffy elle-même ne représente pas toute les facettes de ses frères et soeurs téléspectatrices, les autres protagonistes vont être, au fur et à mesure, plus présent même que l'héroïne de la série.

L'exemple de Willow, rat de bibliothèque, timide et férue d'informatique en début de série est sûrement l'un des plus parlant. Plus on avance dans la série et plus ce personnage prends du volume. Willow va découvrir son homosexualité dans un épisode qui, bien loin d'être voyeur ou larmoyant, célèbrera cela avec un naturel et une aisance que peu de fiction parlant du sujet sauront avoir. Mais là où elle crève littéralement l'écran, c'est suite à la mort de sa petite amie. Willow va tomber dans une suite d'évènement des plus extrêmes pour sauver son groupe, à tel point que la simple fillette réservée va se voir décerner la couronne du méchant de saison 6 avec une logique et une fluidité sans accroc.

Mais je ne ferai pas ici passer "Buffy" pour ce qu'elle n'est pas. Avant tout, c'est une série qui se veut divertissante. Et oui, elle l'est. Contrairement à la première impression laissée, "Buffy" ne démontre en rien une écriture au premier degrès. Dans l'univers de Joss Whedon, tout est à y regarder à deux fois.

A commencer par l'humour, particulièrement cinglant dès le départ, il n'y a aucun doute sur le fait que les auteurs se font plaisir avant tout et ne prenne bien évidemment pas leur univers au sérieux. Ce que je veux dire, c'est que si un critique cherche à pourrir la série parcequ'elle passe son temps à être aberrante, il perdra son temps, les fans, tout autant que les créatifs qui en sont à l'origine sont déjà au courant.
Il suffit, pour décrisper cet à priori, de regarder un épisode de bout en bout pour s'en apercevoir. Les rares fois où la série est tombée dans la gravité, ce furent les sujets qui l'imposaient. Ainsi la mort de la mère de Buffy, annoncée par un cancer mais brutale, fut l'occasion de couper toute musique et de calmer tout ce beau foutoir en utilisant des méthodes de réalisation discrètes mais particulièrement dérangeante pour les habitudes du spectateur.
Bref, je vais juste m'arrêter là pour le moment, je corrigerai ptet plus tard, mais pour résumer, Buffy est une série qui, même si sa longévité a joué contre elle par moments (saison 3 et 4 difficilement regardables sans zapper les frasques amoureuses dignes de Santa Barbara) a prouvé:
- qu'il fallait pas prendre les jeunes téléspectateurs pour des cons
- qu'on peut faire du divertissement sans pour autant le faire sans l'écrire correctement
- aux américains que castagner n'était pas la meilleure solution mais qu'une bonne bibliothèque et un britannique aidaient souvent à résoudre des problêmes (aspect très important, quasiment aucun des monstres de Buffy n'a été vaincu sans documentation et donc passage obligé à la bibliothèque, tout était question de savoir...et oui...)

Alors n'en déplaisent aux universitaires passéistes engoncés dans leurs classiques datés, que cela vexe aussi les gardiens aveugles de morale à la mord-moi-le-noeud, moi je me refait l'intégrale avec délectation et admiration. Il fallait des tripes pour poser un truc pareil à la télévision et ceux qui ne l'ont pas ratée seront d'accord avec moi, "Buffy" est et restera une série culte savamment orchestrée.

























4 bout(s) de papier:
Complètement d'accord!
Super article!
merci pour ton passage et ton adresse... a++++
Et si je te dis que j'ai utilisé des exemples ici de la série dans les cours de comme que j'ai donné cette année :)
@celinette: Ah tiens, j'aimerai vraiment bien savoir comment t'as réussi à intégrer Buffy dans des cours de Comm'... Franchement ça me titille la curiosité!
Enregistrer un commentaire