jeudi 31 juillet 2008

La série à voir: Buffy Contre Les Vampires



Oui, oui, je sais, certains de mes lecteurs vont avoir le poil qui se hérisse, mais comme dirait le sosie de Francis Cabrel: "Laissez-moi vous convaincre"

"j'ai du nouveau"

Et je vous préviens, sur le sujet je serai intransigeant. J'en ai juste marre d'entendre les gens cracher sur ce petit bijou d'écriture. Pas plus tard que ce matin, mon formateur de sémiologie a insinué que ce morceau culte de 8 saisons (et oui, la dernière et excellente ligne de comics est officiellement la 8° saison) n'était pas une "œuvre". Et comme la vie n'est pas juste, c'est sur vous que ça va retomber.

Bref, à toi public qui n'a jamais lu entre les lignes d'un des épisodes mettant en scène la Tueuse et son petit gang et qui se permet quand même de critiquer éhontément la chose comme débilitante et infantile, je te demanderai de suivre ces quelques lignes.

Tout part d'une simple idée et d'un amour de la série B horrifique. Joss Whedon, papa de Buffy, va poser un postulat de base très simple: comme tout oeuvre fantastique, le sujet raconté sera tout autre que celui visible au premier abord. Dans la plus pure tradition du genre, les monstres et autres créatures sont ici des symboles, des allégories, prétextes à souligner les aspects difficiles des relations humaines, de la sexualité, de la société nous environnant (et plus spécifiquement ici de la vie au collège et au lycée) et à travers lesquels l'héroïne, une adolescente de 16 ans bien caractérielle, cheminera jusqu'à trouver en elle la maturité qu'elle recherche.

C'est comme ça que "Buffy", sous ses dehors un peu rudes parle avant tout du passage à l'âge adulte.



"Soit", te dis-tu derrière ton écran, "l'intention n'en fait pas la qualité". Et sur ce point j'aurai tendance à être d'accord. Là où "Buffy" marque des points et devient incontournable dans son genre, c'est que, plus que de simplement développer ce point là, on atteint de réels moments de grâce scénaristiques et de réalisation. Il faut savoir que sur ses sept ans de présence télévisuelle, "Buffy" va grandir avec son public. Les débuts "Lycée" vont se transformer en réelles réflexions sur la condition d'un jeune adulte contemporain jusqu'à faire de la série une oeuvre particulièrement sombre. Et pour autant que Buffy elle-même ne représente pas toute les facettes de ses frères et soeurs téléspectatrices, les autres protagonistes vont être, au fur et à mesure, plus présent même que l'héroïne de la série.



L'exemple de Willow, rat de bibliothèque, timide et férue d'informatique en début de série est sûrement l'un des plus parlant. Plus on avance dans la série et plus ce personnage prends du volume. Willow va découvrir son homosexualité dans un épisode qui, bien loin d'être voyeur ou larmoyant, célèbrera cela avec un naturel et une aisance que peu de fiction parlant du sujet sauront avoir. Mais là où elle crève littéralement l'écran, c'est suite à la mort de sa petite amie. Willow va tomber dans une suite d'évènement des plus extrêmes pour sauver son groupe, à tel point que la simple fillette réservée va se voir décerner la couronne du méchant de saison 6 avec une logique et une fluidité sans accroc.


Mais je ne ferai pas ici passer "Buffy" pour ce qu'elle n'est pas. Avant tout, c'est une série qui se veut divertissante. Et oui, elle l'est. Contrairement à la première impression laissée, "Buffy" ne démontre en rien une écriture au premier degrès. Dans l'univers de Joss Whedon, tout est à y regarder à deux fois.



A commencer par l'humour, particulièrement cinglant dès le départ, il n'y a aucun doute sur le fait que les auteurs se font plaisir avant tout et ne prenne bien évidemment pas leur univers au sérieux. Ce que je veux dire, c'est que si un critique cherche à pourrir la série parcequ'elle passe son temps à être aberrante, il perdra son temps, les fans, tout autant que les créatifs qui en sont à l'origine sont déjà au courant.

Il suffit, pour décrisper cet à priori, de regarder un épisode de bout en bout pour s'en apercevoir. Les rares fois où la série est tombée dans la gravité, ce furent les sujets qui l'imposaient. Ainsi la mort de la mère de Buffy, annoncée par un cancer mais brutale, fut l'occasion de couper toute musique et de calmer tout ce beau foutoir en utilisant des méthodes de réalisation discrètes mais particulièrement dérangeante pour les habitudes du spectateur.


Bref, je vais juste m'arrêter là pour le moment, je corrigerai ptet plus tard, mais pour résumer, Buffy est une série qui, même si sa longévité a joué contre elle par moments (saison 3 et 4 difficilement regardables sans zapper les frasques amoureuses dignes de Santa Barbara) a prouvé:
  • qu'il fallait pas prendre les jeunes téléspectateurs pour des cons
  • qu'on peut faire du divertissement sans pour autant le faire sans l'écrire correctement
  • aux américains que castagner n'était pas la meilleure solution mais qu'une bonne bibliothèque et un britannique aidaient souvent à résoudre des problêmes (aspect très important, quasiment aucun des monstres de Buffy n'a été vaincu sans documentation et donc passage obligé à la bibliothèque, tout était question de savoir...et oui...)



Alors n'en déplaisent aux universitaires passéistes engoncés dans leurs classiques datés, que cela vexe aussi les gardiens aveugles de morale à la mord-moi-le-noeud, moi je me refait l'intégrale avec délectation et admiration. Il fallait des tripes pour poser un truc pareil à la télévision et ceux qui ne l'ont pas ratée seront d'accord avec moi, "Buffy" est et restera une série culte savamment orchestrée.

mercredi 30 juillet 2008

Coup de coeur J-Pop

Et une dédicace à Bibi, Kiriel et Kat, j'espère que vous passez de bonnes vacances!

samedi 26 juillet 2008

Labouata Playlist! Juillet

Hey hey! Bein non je ne vous ai pas oubliés, vous qui avez les pieds en éventails sur la plage. Alors ça se voit en vacances hein? Et bein dites vous que vous êtes bien veinards et profitez de ma part, moi qui suis actuellement cloitré dans les salles sombres et moites de l'Idem.

Et puisque je ne suis pas si vache que ça (tiens d'ailleurs, ça me fait penser à une petite anecdote que je vous raconterai plus tard), voici:

LA NOUVELLE PLAYLIST LABOUATA!

Toute belle, toute clinquante, toute propre, du son qui ira bien avec vos pieds en claquettes-chaussettes!

Comme d'hab, c'est sur votre droite, tout en haut, enjoy!

mardi 15 juillet 2008

Lettre ouverte

Tu sais qu'ils me l'ont faite pleurer. Je l'avais là, à côté de moi, effondrée, le temps lui rendait tout d'un coup ses dix ans et je l'ai prise dans mes bras, comme elle le faisait lorsque j'étais perdu.

Je ne leur en veux même pas. Le mépris est au delà de mes forces pour des gens pareil. Je te le promets, on partage peut-être le même sang, mais que celui ou ceux et celles qui veillent sur nous tous m'en soient témoins, il est bien clair que nous ne sommes pas de la même famille. C'est puéril. C'est bas. C'est même vilain, tellement c'est moche et immature.

On s'est demandés ensembles comment on pouvait être aussi mesquins et je te jure, à nos 67 ans cumulés, on ne peut le concevoir. "L'humanité n'est pas belle", lui répondis-je. Et c'est à peu près tout ce que j'ai pu bredouiller tellement ce bout de femme revenu de tout était à bout de forces.

"L'humanité n'est pas belle". Tu imagines ça? J'ai 24 ans et je n'ai déjà plus foi en ceux qui, globalement, me ressemblent. C'est tout de même un lourd constat que celui-ci. Pourtant ce n'est pas faute de vous aimer...

samedi 5 juillet 2008

"Allez, Tciao Enculé!"

Merci sombre crétin....

Alors oui, je savais combien le service après-vente de la Fnac était merdique, mais franchement avec toi ça atteint des sommets de mauvaise foi...

Comme tes précédents collègues, tu me prouves qu'effectivement, à part enculer les mouches pour en faire le moins possible, tu n'es efficace qu'à l'invention d'excuses minables. Faut-il être stupide pour tester un casque défectueux avec Windows Media Player (en me disant que toi aussi tu y trouves le son "merdique" et que c'est pour ça que tu ne l'utilise pas d'habitude) ou alors me prendre sévèrement pour un idiot en essayant de m'expliquer que c'est à cause des morceaux que j'écoute que mon son est crade ( au mépris de ce défaut présent seulement sur une oreille et dans la totalité de mes morceaux ) ou mieux, considérer que c'est la fatalité des choses finalement parce que j'avais qu'à être riche et me payer "un meilleur casque si je veux de la qualité"? Méprisable nabot de comptoir, bien évidemment que le jour où je pourrais me torcher avec de la soie j'aurais moins mal au cul.

Soit correctement inventif au moins: je ne sais pas, rejette la faute sur mon baladeur, accuse moi d'avoir un défaut auditif, explique moi correctement que tu n'y connais rien en technique et que celui qui s'en occupe n'est pas là. Baratine moi peut-être sur le fait que la garantie ne fonctionne plus une fois le casque utilisé (après tout, c'est un intra, question hygiène ça aurait pu fonctionner).

Mens moi honnêtement mais je t'en prie, je t'en supplie, arrête de me prendre pour un con. Sinon je suis moi même obligé de te mépriser. C'est bête, tu trouve pas? Non? T'insiste? Bein ce sera mérité...Non seulement t'aura même pas un merci pour ton temps, mais en plus je te laisse un petit cadeau...

Comme dirait Nico, bien fort, clairement prononcé par dessus l'épaule:
"Allez, tciao, Enculé!"



mardi 1 juillet 2008

Le film à voir - JCVD


Jean-Claude va mal. Ce film aurait pût s'appeler de la sorte. Van Damme, notre très cher est effectivement au bord de la crise de nerfs. Et le voilà embarqué dans une affaire de braquage minable de poste belge.

Ça démarre comme un documentaire, ça se poursuit en comédie amère, ça enchaîne sur un témoignage bouleversant et ça se finit grand hommage à la personne derrière l'acteur. Il faut dire qu'il en a mangé des critiques, des caricatures. JCVD aujourd'hui c'est une icône, une marque de fabrique, au delà même de sa vie, son oeuvre, "faire un JCVD" est devenu une expression commune.







C'est ce que Mabrouk El Mechri, le réalisateur de ce petit plaisir, aurait pu restituer: une simple boutade autour du personnage que ce grand enfant de 50 ans est, mais non. C'est bien écrit, amoureusement réalisé et plus que tout, du taillé sur mesure. De tout ce que JCVD aura pu faire devant les caméras on ne retiendra surement que ceci, grand "merci" d'un fan de première heure dans lequel l'acteur prenant ses gallons, offre dans un aparté une confession poignante, émouvante, et d'une sincérité qu'on ne peut imaginer feinte.

La personne a de l'humour et un cœur gros comme ça. On rit donc avec lui, mais plus de lui. Désormais c'est terminé, Jean-Claude enterre Van Damme et, par le biais d'un masque à son effigie, finit par se révéler tel qu'on aime à le voir: généreux, sensible, enthousiaste et hors de ses chemins tout tracés. JCVD est un acteur et un homme qui revient de loin.




Un film surprise aux dialogues cinglants, dont l'écriture brillante, la réalisation sans défaut et le jeu de ses acteurs redore la couronne d'une idole dont nous avons ri ces dernières années.

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