vendredi 26 décembre 2008

Oui, je bosse aussi à Noël: Moyenne Gamme - Norha


Moyenne gamme from bgood on Vimeo.


Réalisé par Jonathan Hernandez dans le cadre de l'IDEM, ce petit clip a été tourné par plusieurs petites mains, dont votre hôte! Et comme le sieur Hernandez a l'âme généreuse, il me permet de vous faire ce cadeau.

Si la zique vous plait, sachez qu'elle est le travail remarquable du groupe Norha, méchante petite balle Perpignanaise à suivre. Norha, ça rocke assez violemment sur scène et c'est bon...

Sinon Joyeux Noël à tous!

mercredi 10 décembre 2008

La série à voir: True Blood - Le cas HBO

Louisiane, de nos jours. Voilà deux ans que les vampires sont sortis de leur anonymat. Depuis que les japonais ont inventés un sang synthétique, ces derniers n'ont plus besoin de mordre qui que ce soit.

Mais si l'humanité en vient déjà à reconnaître leur existence légale, certaines petites bourgades n'ont pas encore eu de franc contact avec les suceurs de sang. D'ailleurs c'est qu'on les détesterai presque. Après tout, leurs différences restent toujours présentes, rédemption ou pas. Et de plus, est-ce que tous ont fait vœux de rédemption?


Sookie, jeune serveuse du bar local de Bon Temps (c'est le nom du bled où l'histoire se déroule) ne se pose même pas la question. Si un être tel qu'on en voit partout dans les talk-show ou les émissions de télé réalité d'aujourd'hui franchit la porte de son lieu de travail, ce serait un jour fabuleux. Elle qui, malgré sa belle frimousse, n'a jamais eu de petit copain se réjouirait volontiers de faire connaissance avec un vampire.

Il faut dire que Sookie a un don qui l'a empêchée de tenir une relation plus de quelques heures. Sookie lit dans les pensées des gens, sans même le vouloir. Elle entend constamment le flot ininterrompu d'inepties et de secrets que portent chacune des personnes de son entourage.


L'histoire commence donc lorsqu'un vampire vient commander à son bar. Alors qu'elle entend deux clients "parler" de le capturer pour lui voler son sang qu'on dit avoir des propriétés hallucinante et aphrodisiaque puissantes, Sookie se met en tête de le protéger.


Que dire sur True Blood. C'est une production HBO. Comme toutes les production HBO, c'est tout simplement parfait. Si, pour le coup, on a limité la taille des décors, les moyens se retrouvent dans une réalisation impeccable, des effets spéciaux d'un gore parfaitement maîtrisé et un casting au poil.


Le Cas HBO


De plus cette série a toutes ses chances pour perdurer. Je m'explique, le gros soucis avec les séries HBO, ce sont les moyens mis à disposition. A la préproduction, HBO se démarque des autres chaînes de productions en envoyant le paquet sur les moyens.

Chacune des séries HBO est un investissement (on se souviendra des dantesques Rome, Carnivàle, Band of Brothers ou Deadwood). Mais la contrepartie, c'est que si en général, on vise et touche l'excellence, la crème de la série télévisée, les producteurs eux mêmes se mettent facilement à paniquer lorsqu'un épisode fait une moins bonne audience que le précédent. Le résultat, c'est tout un tas de série désormais cultes stoppées net en plein milieu de l'intrigue (Carnivàle, Deadwood et Rome suffisent à montrer l'exemple).


Alors quelle solution a-t-on (enfin) trouvé chez HBO? Tenter le format anglais. Alors que de nos jours, la plus part des séries partent avec une première saison de 22 épisodes en moyenne, True Blood ne compte que 12 épisodes pour son démarrage.

Est-ce un mal? Pas vraiment non. 12 épisode, c'est ce qu'il faut pour poser correctement les personnages, développer un intrigue, la clôre et lancer les bases d'un nouvel univers à la fois glauque, merveilleux et touchant. Car les épisodes allant, on y verrait presque une ambiance Twin Peaksienne pointer le bout de son nez, délire lynchien mis à part. Et ça donne envie d'en savoir plus.


True Blood est une série définitivement à voir (pas par tous, je conseillerai presque un interdit aux moins de 16 ans, les vampires et leurs univers n'ont absolument rien de drôle) car elle est osée, complexe, pertinente et particulièrement cohérente...



Pour vous donner le ton, le générique qui, comme à l'accoutumée chez HBO, est un ovni.

Travail de Groupe

Crise de nerfs appliquée en ce moment. Heureusement les Astier sont là pour exprimer ce qui bout au fond de mon coeur.


dimanche 30 novembre 2008

samedi 29 novembre 2008

Le film à voir: Quantum of Solace (ou Le syndrôme du film serial)


Non, Quantum of Solace n'est pas un mauvais film. Non ce n'est même pas un Bond raté et non non non et non, c'est encore moins une mauvaise suite de Casino Royale.

En parcourant deci delà le web pour me faire une idée de ce que j'allais voir au ciné, j'ai commencé à prendre peur, moi qui m'était réconcilié avec la franchise Bond, les critiques presse et public descendaient en flêche ce nouvel opus, argumentant que l'on avait déjà perdu le style du précédent.

Peu habitué à me faire plomber une bonne soirée par une bande d'inconnus, j'ai tout de même pris ma carte bleue à deux mains et j'ai claqué 9euros pour voir ça, à semi-confiant certes, mais j'y étais.

Premières minutes: ouep, ça change du précédent.
première demi-heure: bein non en fait.
première heure: carrément pas, c'est même très bon.
reste du film: excellent. C'est un Bond et un très chouette en plus.

Alors maintenant, une question: qu'est-ce qui a pu pousser quasiment tout le monde à considérer que ce film est un foirage?


J'avoue que j'y ai cogité assez longuement, et pas seul en plus. Et la seule réponse qui me vient à l'esprit est que c'est un opus de transition. Le syndrôme du film serial, comme je l'appelle.

Le principe est le même qui a poussé certain appréciateurs de Pirates de Caraïbes à cracher sur le deuxième. Ou quelques irréductibles à démonter sans vergogne Kill Bill (1 ou 2, au choix). Mon humble avis sur la question est que paradoxalement à l'existance prédominante de séries dans notre paysage audiovisuel, on accepte difficilement qu'au cinéma, une histoire puisse se passer sur plusieurs chapitres.

Et c'est exactement ce qu'on oublie de préciser concernant Quantum of Solace. Le message était pourtant clair avec Casino Royale. Fini le style "gadget- intrigue terminée en 2-2 - pétasse facile". On est revenu aux sources, à savoir les bouquins de Ian Fleming. Et comme chez Fleming une intrigue ne se finit pas sur un seul livre mais bien sur plusieurs, il en est de même pour les nouvelles adaptations cinematographiques. De même que Casino Royale voyait son intrigue non close, Quantum of Solace est un chapitre, une étape, pas une fin. Et en temps que tel, ce film est tout simplement excellent.

Gardons en tête, mes très chers citoyens Labouatistes, que Daniel Craig et l'équipe de Casino Royale ont signé pour une relance de franchise sur 5 films. Deux de faits, il en reste encore trois pour poser définitivement le personnage de Bond et son univers.



Alors certes, il se peut que dans les prochains épisodes, le scénario finisse par s'écrouler emportant avec lui les deux premiers films d'une nouvelle saga, mais à voir ce qui a été instauré comme nouvelle ambiance et comme rythme, on a ici un terreau parfait pour faire pousser une légende telle que Bond comme il se doit.

lundi 24 novembre 2008

dimanche 16 novembre 2008

Du tag du tag du tag! #1

Ah lala, et voilà! Il suffit de laisser un commentaire chez Nina Sotte Fille et boum, on se retrouve taggué de partout. Cette fille n'est vraiment pas fréquentable, je vous jure.

Pas que je m'en plaigne, c'est vrai que ce blogounet se meurt depuis que je bosse sur mon projet. Au sujet, je vais voir s'il m'est possible de vous poser ici quelques extraits du boulôt que l'équipe a abattu, dès que ce sera possible.

Mais venons en aux faits. J'ai donc été sollicité pour répondre à deux questionnaires alors on va simplement attaquer par le tout premier.


Premier Questionnaire

  • Quelle est la chanson française qui évoque ton enfance ?

'tain elle est dure celle là. Il y en a eu.Pas mal. Mais on va dire que celle dont je me souviens vraiment, parce que c'est là entre autres que j'ai commencé à écouter des albums entiers alors que j'étais encore en pyjama allongé sur la moquette chez mon père c'était celle là:


Claude Nougaro - Nougayork


En fait ça me rappelle aussi l'odeur des chocolats chaud, du bois qui crépite, des bouquins que ma grand-mère lisait, allongée sur le canapé qui lui servait de résidence quand son cancer la lançait un peu trop. D'ailleurs, cet album lui appartenait, comme tout les albums qui ont fait le début de mon éducation musicale: Billie Holiday, Bing Crosby et Harry Belafonte.

Mais bon, on pourrait aussi parler de Dutronc, Gainsbourg, et de Raoul Petite.


  • Quels sont ta chanteuse et ton chanteur préférés ?
Sans hésiter, et parce que sa carrière est exemplaire et foisonnante:


David Bowie - Changes



Il faut dire qu'à bientôt 62 ans, le bonhomme est toujours en avance de dix ans sur les styles musicaux en cours. Et puis une classe sur scène....

Et pour ma chanteuse préférée là c'est plus tendu. Je dirais:


Björk - Who is it (Carry my joy on the left, carry my pain on the right)




J'avoue, j'ai hésité avec Emilie Simon, que j'affectionne tout particulièrement pour son côté rock et sa ptite frimousse (faut entendre sa version de I wanna be your Dog pour capter) . Mais Björk reste quand même Reine. Quoi qu'elle fasse j'accroche, je sais pas, ptet une sensibilité commune malgré sa récente prise de distance avec tout ce qui se fait. Aujourd'hui c'est presque des albums d'art contemporain qu'elle nous fait, mais ça me fait toujours vibrer.

  • Quel est aujourd’hui l’air que tu fredonnes ?


Repo! The Genetic Opera - Zydrate Anatomy


Je vous en parlerai plus tard, mais pour vous allécher, c'est une comédie musicale, réalisée par le gars qui a fait Saw, avec Anthony Steward Head (Giles dans Buffy), Paris Hilton, Nivek Ogre (chanteur des Skinny Puppy), m'enfin, un cast complètement délirant et un film qui je pense, prendra la relève du Rocky Horror Picture Show.

  • Quel est ton meilleur souvenir de concert ?

Raoul Petite - Tête de Krän


Tout simplement incroyable. Raoul Petite en concert, c'est une expérience. C'est pas un concert, c'est pas un spectacle, c'est du Raoul sur scène...ça ne se commente pas, ça se vit.

  • Quels chanteurs ou chanteuses représentent mieux la France ?
Poh là là...franchement, je sais pas si je dois être cynique ou sincère. Comme Nina, j'aurais tendance à répondre Johnny, ce vieil esprit contestataire mollissant, calqué sur les modèles américains antidatés qu'on continue d'exposer dans l'héxagone alors que tout le monde le sait sur sa fin de vie. En un sens, je trouve qu'il représente bien l'esprit français actuel. Trop occupé à regarder les succès passés d'outre atlantique pour voir le Monde en marche et les richesses que nous avons en nos frontières.

Étant idéaliste, je taperai plutôt sur un chanteur étranger chantant en Français. Parce qu'après tout, c'est bien connu, on a pas de pétrole, pas de réelle industrie, pas de ressources, mais ce qui fait notre particularité, c'est notre culture et notre inventivité. Donc:


Brisa Roché - Warned



J'aurais aimé mettre "Dans le vert de ses yeux" mais bon, Deezer n'est pas d'accord.

Bref, même si la chanson française a encore de grandes ressources dans ses cartons, je sais pas, actuellement j'ai pas encore trouvé mon Brel ou mon Gainsbarre. Donc je mise plutôt sur l'exportation de notre langue et la mixité que sur l'identité locale.


Voili voilou, il reste encore un questionnaire de plus. Pas simple ton truc Nina!
Ah oui, faut que je taggues différentes personnes....voyons voir, je sais pas si tout le monde va y répondre mais comme dirais le Docteur "Allons-y!". Interro surprise pour:

Pititisa, Kiriel, Bibi, et Mme de Cons.

mardi 28 octobre 2008

Ouais ouais! Des gribouillis!

ah AH (comme dirait Bibi) !

Vous pensiez que je ne le ferai pas! Mais si! Je l'avais dit donc les voilà, les ptits griffonages du week end (et plus). Ce ne sont pas non plus de grandes œuvres mais voili voilou... réalisées en 10 minutes, même pas et avec les outils gentiment prétés de Kat.





Oh, j'allais oublier, et en ce moment, je bosse sur un truc... c'est ça mais en plus grand et avec plus de traits:

samedi 25 octobre 2008

Et non je ne suis pas mort!

Salut à tous Citoyens Labouatistes, Très Chers Lecteurs,

Non, je ne suis pas mort. je viens de passer deux semaines épuisantes, la tête plongée dans la réalisation d'un documentaire-fiction, commande d'une administration locale.

Alors je préviens tout de suite tout le monde, le documentaire-fiction n'est pas mon fort. Disons que je me sens beaucoup plus à l'aise sur la fiction proprement dite et son écriture. Donc, pas de miracles.

J'en ai encore jusqu'à Décembre à tout coordonner (et oui, le délire c'est que non content d'avoir des acteurs à gérer et des prises de vues réelles, une équipe de journalistes qui somme toute fait très bien le boulot tout seul et un petit groupe de zicos qui vont illustrer tout ça, il y a toute une partie Animation, chapotée par le talentueux Patrick Claeys, et griffonnée par la section éponyme du centre de formation où je suis).

Bref, je vous reparlerai de tout ça bientôt.
Et je posterai surement dans le week end quelques gribouillis que j'ai réalisés hier. Stay in touch!

samedi 20 septembre 2008

Le film à voir: Shock Treatment

Peu connu du public français, quasi invisible malgré ses origines, Shock Treatment est de ces ovnis définitivement cultes que les producteurs déjà frileux à l'époque de sa sortie se sont empressés d'enterrer.


Et pourtant, en tant que suite du déjà cultissime Rocky Horror Picture Show, comédie musicale glam rock déjantée, on aurait pu imaginer que l'existence même de cette seconde salve aurait suffit à la nourrir régulièrement de nouveaux spectateurs.


Alors pourquoi cet oubli de la part du public?

Le pitch:

Apparemment quelques années après les évènements du Rocky Horror Picture Show, Janet et Brad, un couple bien rangé, tout simple, se retrouve sur le plateau télé de la ville de Denton.

Ce qui est à noter, c'est que la ville entière est devenue un studio de télé, géré par le patron de la chaîne Farley Flavours et que chacun des habitants de Denton est un potentiel personnage de série ou de jeu.

Bref, invités à participer à l'émission "Marriage Maze", le couple va être séparé et Brad pris en charge par le département "Rest Home" de la chaîne pour cause de dépression. Mais il semblerait que sous cette volonté farouche qu'ont les studios de séparer le couple, il y ai des motivations bien plus personnelles.

-Regarde Brad, on est filmé!

Sorti en 1981 et en pleine expansion du fan club du Rocky Horror, Shock Treatment va vraiment faire office de pavé dans la mare. La Fox, alors enchantée du succès du premier opus, demande à Richard O'Brien, génial scénariste et compositeur du RHPS d'executer une suite à son petit bijou, mais O'Brien, voyant bien que les studios sont désormais à ses pieds va profiter de l'occasion pour étoffer son discours bien plus qu'il n'a pu le faire précedemment.

A la suite d'un simple "Don't Dream it, Be it" qui était le slogan du Rocky Horror, il pond un film satire, cynique et excessivement critique sur le pouvoir médiatique. Malheureusement, ni le public, ni les diffuseurs ne sont prêts à le comprendre.

Tiens t'en veux du traitement de choc?

Il faut se remettre dans le contexte: en 1981, les émissions de télé-réalité ne sont pas aussi présentes sur le petit écran. Nous sommes en fait, aux USA, obnubilés par les jeux télévisés et les sitcoms. Le point central de l'histoire de Shock Treatment ( une ville dont chaque élément est sujet à une émission télé) est donc bien plus étranger à son public d'alors qu'à nos yeux avertis.


O'Brien imagine avec ce film une ville totalement englobée par les studios télés. Plus qu'un 1984 d'Orwell qui décrit une société ultra-surveillée, ici il s'agit d'une société qui se plonge elle même dans la télésurveillance et l'assistanat sous le couvert de permettre à chaque citoyen d'avoir son quart d'heure de gloire. On va droit dans le mur mais avec le sourire!



Mais est-ce là le seul point fort de Shock Treatment?

Bien évidemment non. Même si les musiques perdent de leur crédibilité à cause d'une utilisation intensive d'instruments synthétisés (aaaah les années 80) il faut reconnaître que les paroles ainsi que les compositions de cette comédie musicale sont bel et bien de O'Brien: c'est à dire sans pitié, subtilement cyniques et entraînantes.

Oui, d'accord mais pourquoi cet oubli?

  1. Il faut savoir qu'entre le Rocky Horror et Shock Treatment, il y a un gigantesque écart de style. Le premier était un hommage aux séries B et Z horrifiques, très proche d'un scénario d'Ed Wood alors que le deuxième est hérité des sitcoms à frère-jumeau-maléfique autant que des films avant gardistes de science-fiction (pensez THX 1138 ou Brazil voire Le Meilleur des Mondes). Le goût du kitsh est donc déplacé d'un hommage au films fantastiques ratés vers une observation des mythes contemporains

  2. La musique suit donc la même direction. Si le Rocky Horror se veut dans la pleine mouvance glam rock, Shock Treatment est nettement plus libre question style. On y retrouve effectivement les teintes des compositions d'O'Brien mais on est bien loin de ce qui avait été posé précédemment. Certes c'est Rock dans l'âme, on a même un morceau punk au passage mais le "peps" du Rocky Horror est bien derrière.

  3. Comme dit précédemment, la satire sociale est subtile. Du coup l'humour qui en découle l'est aussi. Etonnement, si cela fonctionnait plutôt bien dans le Rocky Horror, ici, à la première vision, on dénoue les fils de l'histoire avant de se laisser aller au fun.

  4. Enfin il est certain que les fans du Rocky Horror n'ont pas trouvé là de clin d'œil à leur film préféré. Symptomatique des suites de films cultes (Star Wars, Indy, Terminator), l'effet "déception" est inévitable. Et pourtant Shock Treatment est une suite excellente. Le soucis est toujours le même dans ces cas là: la familiarité avec l'oeuvre originale acquise par les fans empêche l'adhésion de ceux-ci avec une suite, originale elle aussi (prenez un aspro et relisez ma phrase cinq fois).

  5. Si les personnages restent, les acteurs eux n'en sont pas les mêmes. Si une partie du cast du RHPS rempile, on perd au passage les trois géniaux acteurs principaux. A mon sens, le changement de style et d'histoire permet de faire passer ceci sans problème, pour certain par contre la pilule est dure à avaler.


En conclusion mes très chers, la Fox, dure d'oreille a quand même attendu qu'un bon gros groupe de fan et une pétition longue comme un article sur le Shock Treatment sur Labouata leur arrive dans les bras pour se décider à en sortir une édition dvd. Et mon petit conseil, mes très chers lecteurs patients, c'est de vous jeter là dessus, ne serait-ce que pour la curiosité.

Alors, je sais, j'en entends déjà dire "oui mais j'ai pas vu le Rocky Horror picture Show" ou encore "ah mais en même temps j'aime pas les comédies musicales" ou encore "de toutes façons les années 80 n'ont absolument rien produit de valable et le glam rock c'est pour les pédés à plumes"... Plus d'excuses, le tout est sorti dans un coffret peu cher que tout cinéphile se doit d'avoir dans sa dvdthèque.


A bon entendeur et spectateur, salut! Et puis donnez m'en des news....

mercredi 17 septembre 2008

Life on Taïwan (la série à voir et à pas voir)


Allez tiens, d'une pierre deux coups! Puisque la série à voir n'a pas changée ce mois-ci.

Life On Mars est une série qu'il faut absolument voir mais qu'il faut fuir absolument (là, ceux qui connaissent se grattent la tête avec un air dubitatif). Pas de panique, je m'explique. Oui John Simm est parfait dans le rôle de Sam Tyler mais Jason O'Mara est pourri dans le rôle de Sam Tyler. Indéniable que Philip Glenister porte un personnage charismatique avec le rôle de Gene Hunt, mais ce Gene Hunt est aussi un élément mal écrit et mal joué lorsque Colm Meaney l'interprète.

Car oui mes amis, Life On Mars fût une série culte de la BBC dont se souviendront toujours, émus, ceux qui apprécient le charme britannique d'un concept scénaristique à haut risque mené avec brio et intelligence. Je dis bien "fût" car Life On Mars est ramené à la vie cette année-même par la chaîne ABC, groupe américain, pour remplir leurs grilles de programme. Et mes chers concitoyens, quel désastreux remake!

Je laisserai à ceux que la curiosité morbide pousse dans les extrêmes du voyeurisme le soin de s'infliger ce bouso-produit insultant, son manque de sincérité et d'identité l'amenant à être pire qu'une simple copie ou transposition.

Non, ici je porterai aux nues la série d'origine, fabuleux projet casse-gueule qui nous laisse aujourd'hui la série Ashes to Ashes. C'est qu'ils se remuent violemment en ce moment nos voisins britanniques.

Le pitch (de potch....pardon) pour vous mettre en bouche (de bich...repardon): Sam Tyler, de nos jours détective et chef de département, est amené, durant une enquête à se faire renverser par une voiture. Lorsqu'il se relève, il est parachuté 33 ans en arrière, en 1972. Sam est-il mort? A-t-il voyagé dans le temps? Est-il dans le coma? Toujours policier, Sam Tyler va devoir composer avec un monde qui n'a pas ses techniques et dont il doute de la réalité.






Pourquoi aime-t-on Life on Mars version BBC? Tout simplement parceque oui, les anglais savent faire du fantastique. Oui les européens ont le sens de l'autodérision et c'est vrai, les plus grand romans policiers sont anglais (Koz Kirath me rajoutera surement à cette ode: "Oui, et surtout Gene Hunt est un zabrak").



Le style de réalisation reprend points par points ce que nous aimions dans ces vieilles séries policières: des flics pourris au grand coeur, des dérapages de vieilles caisses de collec', des répliques à rallonges qui ont la classe, des calibres de 4m de canon et des petites frappes qui se font tabasser dans les interrogatoires, Life On Mars est un lourd clin d'oeil à cette bonne vieille époque des Starsky et Hutch et autres A-Team et ne s'en cache pas.



Mieux: le regard attendri et assumé porté sur cet âge d'or de la série policière, ses auteurs mènent la barque plus loin, la parsemant d'éléments fantastiques à la limite d'un style Twin Peaksien. C'est qu'en plus des enquêtes sur fond de rock bien 70's (bande originale exceptionnelle pour tout fan de musique anglaise rock de ses années là) on nage en plein paranormal dès que Sam pense voir dans sa télé ou dans ses rêves des messages de son époque. Et le doute est constamment présent jusqu'à même envahir la fin magistrale de cette série en deux saisons.

Mais sur ce dernier point, je laisserait mon pote Helcar de chez REMINGTOWN en parler mieux que moi. D'ailleurs parenthèse, son blog va être à mettre dans vos favoris mes ptits loups, parce que le bonhomme vous prépare toute une série d'article bien intéressants.

Et pis faites lui un bon accueil, c'est son premier blog...

dimanche 7 septembre 2008

Le film à voir: Le Créateur - Albert Dupontel



En Juin, le centre de formation dans lequel je suis actuellement nous annonçait à chacun qu'afin de réaliser un exercice autour de la conception d'un court-métrage, une sorte de mini-concours de scénariste serait organisé. Bien évidemment, personne ne pouvait y réchapper, nous devions tous composer une histoire avec ces paramètres-ci:
  • Deux personnages maximum
  • Tournage en hiver et pendant les horaires de bureau (9h-18h)
  • Chambre d'hôtel (seulement)
  • Eviter les gens de la vingtaine
  • 6-12 minutes

Il faut dire qu'il a eu du mal à sortir le bestiau, j'ai dû passer un mois de doutes et de galères à rédiger plusieurs scripts de merde avant d'arriver à pondre un truc de quatre pages dont je suis plutôt fier.





Etonnamment, pas une minute durant mes tergiversations futiles, je n'ai pensé à cet excellent et fabuleux film de Dupontel, Le Créateur. C'est amusant d'ailleurs à quel point celui-ci est méconnu. Tout le monde (ou presque) est capable de citer un "Bernie", voire un "Enfermé dehors", mais pourtant celui que je trouve le plus abouti est complètement passé dans l'oubli.

En y repensant, j'ai passé effectivement un mois à redouter n'avoir rien à présenter au jury. Un peu comme Darius, le personnage principal de ce film.








Parce que Le Créateur, c'est vraiment le style d'histoire qui parle à ceux qui ont la hantise de la page blanche, cet incroyable vide que l'on finit par remplir d'idées complètement fantasques et désordonnées.

Un petit pitch?

Darius, jeune auteur de pièce de théâtre vient de faire un carton phénoménal avec sa première représentation de "Détresse Intime". Ovationné par la foule, on le demande sur scène. Son inquiétude l'ayant poussé à se mettre minable en coulisse durant cette représentation, on l'y amène, complètement fini, les yeux de travers et la bouteille de vin encore à la main. Il y promet une nouvelle pièce, meilleure encore, et ce dans six mois. Mais lors d'une révérence, il se vautre lamentablement dans l'orchestre. Six mois plus tard, on le retrouve dans une maison de repos en province, il reprend peu à peu ses esprits. En le ramenant vers Paris, il découvre des affiches et des journaux annonçant son prochain spectacle, mais ce spectacle...il a oublié de l'écrire, ce que ne comprend pas le dirigeant du théâtre.

Darius va donc tenter de finir sa pièce tout en en faisant les répétitions avec les acteurs, mais l'inspiration met du temps à venir.





Forcément, Dupontel impliqué, ça donne un petit délice d'écriture. Et sa manière de poser ses personnages est vraiment remarquable. Mais plus que ça, ce qui marque dans ce film, c'est la réflexion autour des affres de la création.

Dupontel nous livre une furie dantesque, témoignage des plus grandes peurs et folies entourant l'acte créatif même. Pour Darius, créer, c'est avant tout détruire. Et s'il faut aller jusqu'à tuer pour cela, soit. Et puis merde, Terry Jones dans le rôle de Dieu et Bettenfeld en Jésus, c'était du rêvé, et rien que pour ça, le film mérite une séance.

Avec les recommandations de la maison donc, jetez vous sur cette perle d'écriture et de réalisation (en attendant que je vous ponde un film de mon scénar ci-dessus cité)...

vendredi 22 août 2008

Comme quoi, Minority Report est aussi un flime de tapette....

Je vous parlais il y a de ça bien deux ans des prochaines technologies à aller frapper notre petit univers geekesque. Bon, le multitouch a fait son apparition dans nos iPhone et iPod(ptet bientôt même nos macbooks), mais c'est pas encore la panacée. Manque deux ou trois technologies pour qu'on arrive enfin à être réellement intégré à nos machines (ou l'inverse, allez savoir).

Tout ce genre de bidules rentre dans ce qu'on appelle la catégorie HID (ou HIT pour Human Interface Design ou Technology). Et ça va de l'écran tactile à la reconnaissance vocale en passant par...Accrochez vous, la reconnaissance des ondes cérébrales...




On y est! La société responsable de ce beau gadget flippant s'appelle Emotiv et si elle s'oriente tout d'abord vers les loisirs, elle avoue bien vouloir proposer son bestiau à des entreprises médicales. Le casque devrait être commercialisé d'ici décembre selon eux. Voici d'ailleurs une petite démonstration de la bête en action, ce qui est vraiment étonnant:




En attendant d'avoir les thunes pour se payer ce petit bijou de curiosité technologique, vous pouvez toujours, si l'idée vous séduit, tester la navigation d'un site web grâce à votre webcam.

Plutôt efficace, le site reconnait la position de vos mains à l'image (ou plutôt vous désigne des endroits à aller gratter avec vos mains dans l'air) pour naviguer et faire défiler les pages. C'est chez HRP, une boîte de com' efficace.

Le jour où je peux me payer un développeur dévoué, je vous fait un Labouata avec navigation cérébrale, reconnaissance vocale, multitouch vidéo et environnement 3d virtuel en temps réel...ce sera une vraie débauche de technique et ça servira à rien mais ça me fera plaisir...

jeudi 21 août 2008

Quand Kiriel me prête ses feutres...

On peut être Senseï, on en apprend pas moins tout les jours.

Ainsi les quelques petites réunions organisées par Zar't, jeune asso de publication BD, auxquelles j'assiste en temps que membre d'honneur sont souvent le prétexte pour passer notre temps à papoter et gribouiller et tenter de nouveau trucs.

Au moment où le président de l'asso, A.Minguez publie une note avec une petite collab' entre nous, moi je poste ici ça:



Parce que la miss Kiriel m'a quand même conseillé sur l'utilité des feutres et rien que ce petit truc m'a remis sur pied pour quelques semaines.


Rentrée prématurée et Playlist de vénér

Bein oui, mes très chers citoyens Labouatistes et autres O Chers Lecteurs, votre humble hôte rentre déjà de ses vacances...






Bon, c'est vrai que le mot est bien grand. Je n'ai pu ni revoir ma famille, ni profiter du soleil, j'ai fait connement opposition sur ma carte bleue, à peine fini mes travaux à faire et eu au moins deux nuits blanches à causes de cauchemards et des voisins bien trop bruyants:



des nouvelles de chez moi, jt'assure



Bref, j'aime toujours autant cette ville et l'hypocrisie qui s'en dégage. Et puisque je suis à bout de nerfs mais que j'ai quand même envie de partager de la bonne musique, suffit d'accepter ma ptite invitation à gratter mes idées sombres à grand coup de subtilité dans ta gueule:







Et allez, on clique gentiment sur cette icône en
haut à droite pour voir comment que jsuis trop vénère


jeudi 14 août 2008

Gonzales est coincé dans ma tête depuis deux semaines


Rien de pas hygiénique, rassurez vous, non, Gonzales est un compositeurs de malade avec une tronche très particulière.

Pour ceux qui ne le remettent pas, sachez que vous en avez forcément déjà entendu, le bonhomme a bossé sur les albums de Feist et de Katerine entre autres et c'est aussi le papa des Puppetmastaz dont je vous parlais très brièvement il y a deux ans.







Bon sinon c'est à cause de mon ptit frère tout ça. Quel enflure...

Et tiens, puisque j'suis sympa, deux ans plus tard je complête mon article, voilà le clip de "Pet Sound" des Puppetmastaz. Represent les Marionnettes, check ça Y.O.D.A.!



mercredi 13 août 2008

Résultats des flatteries

Mes très chers O Chers Lecteurs,

Cela a été laborieux, cela a été difficile, j'avoue, j'ai longtemps hésité, mais vos basses manoeuvres pour me dorer l'égo ont bien fonctionnées.



Labouata est fier de vous compter parmi ses membres bienfaiteurs. Grâce à vous qui portez désormais le lourd fardeau d'être liés blog et âmes à ce beau foutoir que j'entretiens depuis deux ans maintenant, la seillante et délicate colonne de droite a été redorée d'une nouvelle couche de scotch entièrement fait à la main.

La bannière aussi a vu sa tagline changer pour l'occasion.

Bon, il est vrai que certains ont cru bon de montrer de l'insubordination (j'en vise deux qui se marrent au fond). Sachez que je suis seul maître à bord, je sais, c'est complètement irresponsable et d'autant plus égotique de ma part, mais ainsi va le net, il n'est pas juste... Mais vous avez de la chance, je suis grand prince en mes terres.

Pour ceux qui ont raté le train, j'envisagerai un nouveau moyen de vous faire passer candidature tout en soignant ma petite personne mégalomaniaque.

Autrement j'accepte aussi les dons en cookies et autres gentillesses gastronomiques (et aussi sacrifice de jeunes vierges, sang de chêvre, pentagrammes en macramés et babioles en tout genre).

vendredi 8 août 2008

Patience!



Je vois que ça commence à s'échauffer dans les commentaires. Vu que certains ont été rapides, mais que tous n'ont pas encore réagis (je vous préviens les gens que je connais, qui sont dans la liste et qui ne se manifestent pas verront leur lien sauter...et oui, c'est comme ça ma ptite dame).

Bref, ceci est juste un petit message pour vous dire à tous que je clos cet intermède Dimanche. Je ne vous oublie pas, ne vous inquiétez pas.

dimanche 3 août 2008

Labouata vous propose...

Bonjour Ô Cher Lecteur!

Labouata va mettre à jour sa liste de liens, et comme je suis un type ouvert, bein je te propose à toi Ô Cher Lecteur (c'est juste une expression, "Ô Cher Lecteur", pis ça fonctionne pas mal pour te dorer l'égo tout en me coûtant pas grand chose) de me faire signe dans un commentaire si tu veux que je t'y rajoute.

Comme ça je saurai que toi aussi Ô Cher Lecteur, tu veux pouvoir briller en société en disant que tu fais partie de la communauté des "Ô Chers Lecteurs" de Labouata, le blog qui chouchoute ses Ô Chers Lecteurs.

Pour ce faire, et parce que toute peine mérite salaire, rien de plus simple, rédige une petite phrase gentille à mon égard histoire que j'ai de la motivation et envoie moi ça en commentaire sur ce présent post. J'en sais rien moi, un truc disant que je suis le plus beau bloggeur de tout les temps, que de l'humanité connectée au Net, je suis au top de l'humilité bloggistique, que rien n'égale ma prestance. Bref, sois original.

"Et puis dépêche toi, on a pas toute la journée" comme dirait Han Solo...

jeudi 31 juillet 2008

La série à voir: Buffy Contre Les Vampires



Oui, oui, je sais, certains de mes lecteurs vont avoir le poil qui se hérisse, mais comme dirait le sosie de Francis Cabrel: "Laissez-moi vous convaincre"

"j'ai du nouveau"

Et je vous préviens, sur le sujet je serai intransigeant. J'en ai juste marre d'entendre les gens cracher sur ce petit bijou d'écriture. Pas plus tard que ce matin, mon formateur de sémiologie a insinué que ce morceau culte de 8 saisons (et oui, la dernière et excellente ligne de comics est officiellement la 8° saison) n'était pas une "œuvre". Et comme la vie n'est pas juste, c'est sur vous que ça va retomber.

Bref, à toi public qui n'a jamais lu entre les lignes d'un des épisodes mettant en scène la Tueuse et son petit gang et qui se permet quand même de critiquer éhontément la chose comme débilitante et infantile, je te demanderai de suivre ces quelques lignes.

Tout part d'une simple idée et d'un amour de la série B horrifique. Joss Whedon, papa de Buffy, va poser un postulat de base très simple: comme tout oeuvre fantastique, le sujet raconté sera tout autre que celui visible au premier abord. Dans la plus pure tradition du genre, les monstres et autres créatures sont ici des symboles, des allégories, prétextes à souligner les aspects difficiles des relations humaines, de la sexualité, de la société nous environnant (et plus spécifiquement ici de la vie au collège et au lycée) et à travers lesquels l'héroïne, une adolescente de 16 ans bien caractérielle, cheminera jusqu'à trouver en elle la maturité qu'elle recherche.

C'est comme ça que "Buffy", sous ses dehors un peu rudes parle avant tout du passage à l'âge adulte.



"Soit", te dis-tu derrière ton écran, "l'intention n'en fait pas la qualité". Et sur ce point j'aurai tendance à être d'accord. Là où "Buffy" marque des points et devient incontournable dans son genre, c'est que, plus que de simplement développer ce point là, on atteint de réels moments de grâce scénaristiques et de réalisation. Il faut savoir que sur ses sept ans de présence télévisuelle, "Buffy" va grandir avec son public. Les débuts "Lycée" vont se transformer en réelles réflexions sur la condition d'un jeune adulte contemporain jusqu'à faire de la série une oeuvre particulièrement sombre. Et pour autant que Buffy elle-même ne représente pas toute les facettes de ses frères et soeurs téléspectatrices, les autres protagonistes vont être, au fur et à mesure, plus présent même que l'héroïne de la série.



L'exemple de Willow, rat de bibliothèque, timide et férue d'informatique en début de série est sûrement l'un des plus parlant. Plus on avance dans la série et plus ce personnage prends du volume. Willow va découvrir son homosexualité dans un épisode qui, bien loin d'être voyeur ou larmoyant, célèbrera cela avec un naturel et une aisance que peu de fiction parlant du sujet sauront avoir. Mais là où elle crève littéralement l'écran, c'est suite à la mort de sa petite amie. Willow va tomber dans une suite d'évènement des plus extrêmes pour sauver son groupe, à tel point que la simple fillette réservée va se voir décerner la couronne du méchant de saison 6 avec une logique et une fluidité sans accroc.


Mais je ne ferai pas ici passer "Buffy" pour ce qu'elle n'est pas. Avant tout, c'est une série qui se veut divertissante. Et oui, elle l'est. Contrairement à la première impression laissée, "Buffy" ne démontre en rien une écriture au premier degrès. Dans l'univers de Joss Whedon, tout est à y regarder à deux fois.



A commencer par l'humour, particulièrement cinglant dès le départ, il n'y a aucun doute sur le fait que les auteurs se font plaisir avant tout et ne prenne bien évidemment pas leur univers au sérieux. Ce que je veux dire, c'est que si un critique cherche à pourrir la série parcequ'elle passe son temps à être aberrante, il perdra son temps, les fans, tout autant que les créatifs qui en sont à l'origine sont déjà au courant.

Il suffit, pour décrisper cet à priori, de regarder un épisode de bout en bout pour s'en apercevoir. Les rares fois où la série est tombée dans la gravité, ce furent les sujets qui l'imposaient. Ainsi la mort de la mère de Buffy, annoncée par un cancer mais brutale, fut l'occasion de couper toute musique et de calmer tout ce beau foutoir en utilisant des méthodes de réalisation discrètes mais particulièrement dérangeante pour les habitudes du spectateur.


Bref, je vais juste m'arrêter là pour le moment, je corrigerai ptet plus tard, mais pour résumer, Buffy est une série qui, même si sa longévité a joué contre elle par moments (saison 3 et 4 difficilement regardables sans zapper les frasques amoureuses dignes de Santa Barbara) a prouvé:
  • qu'il fallait pas prendre les jeunes téléspectateurs pour des cons
  • qu'on peut faire du divertissement sans pour autant le faire sans l'écrire correctement
  • aux américains que castagner n'était pas la meilleure solution mais qu'une bonne bibliothèque et un britannique aidaient souvent à résoudre des problêmes (aspect très important, quasiment aucun des monstres de Buffy n'a été vaincu sans documentation et donc passage obligé à la bibliothèque, tout était question de savoir...et oui...)



Alors n'en déplaisent aux universitaires passéistes engoncés dans leurs classiques datés, que cela vexe aussi les gardiens aveugles de morale à la mord-moi-le-noeud, moi je me refait l'intégrale avec délectation et admiration. Il fallait des tripes pour poser un truc pareil à la télévision et ceux qui ne l'ont pas ratée seront d'accord avec moi, "Buffy" est et restera une série culte savamment orchestrée.

mercredi 30 juillet 2008

Coup de coeur J-Pop

Et une dédicace à Bibi, Kiriel et Kat, j'espère que vous passez de bonnes vacances!

samedi 26 juillet 2008

Labouata Playlist! Juillet

Hey hey! Bein non je ne vous ai pas oubliés, vous qui avez les pieds en éventails sur la plage. Alors ça se voit en vacances hein? Et bein dites vous que vous êtes bien veinards et profitez de ma part, moi qui suis actuellement cloitré dans les salles sombres et moites de l'Idem.

Et puisque je ne suis pas si vache que ça (tiens d'ailleurs, ça me fait penser à une petite anecdote que je vous raconterai plus tard), voici:

LA NOUVELLE PLAYLIST LABOUATA!

Toute belle, toute clinquante, toute propre, du son qui ira bien avec vos pieds en claquettes-chaussettes!

Comme d'hab, c'est sur votre droite, tout en haut, enjoy!

mardi 15 juillet 2008

Lettre ouverte

Tu sais qu'ils me l'ont faite pleurer. Je l'avais là, à côté de moi, effondrée, le temps lui rendait tout d'un coup ses dix ans et je l'ai prise dans mes bras, comme elle le faisait lorsque j'étais perdu.

Je ne leur en veux même pas. Le mépris est au delà de mes forces pour des gens pareil. Je te le promets, on partage peut-être le même sang, mais que celui ou ceux et celles qui veillent sur nous tous m'en soient témoins, il est bien clair que nous ne sommes pas de la même famille. C'est puéril. C'est bas. C'est même vilain, tellement c'est moche et immature.

On s'est demandés ensembles comment on pouvait être aussi mesquins et je te jure, à nos 67 ans cumulés, on ne peut le concevoir. "L'humanité n'est pas belle", lui répondis-je. Et c'est à peu près tout ce que j'ai pu bredouiller tellement ce bout de femme revenu de tout était à bout de forces.

"L'humanité n'est pas belle". Tu imagines ça? J'ai 24 ans et je n'ai déjà plus foi en ceux qui, globalement, me ressemblent. C'est tout de même un lourd constat que celui-ci. Pourtant ce n'est pas faute de vous aimer...

samedi 5 juillet 2008

"Allez, Tciao Enculé!"

Merci sombre crétin....

Alors oui, je savais combien le service après-vente de la Fnac était merdique, mais franchement avec toi ça atteint des sommets de mauvaise foi...

Comme tes précédents collègues, tu me prouves qu'effectivement, à part enculer les mouches pour en faire le moins possible, tu n'es efficace qu'à l'invention d'excuses minables. Faut-il être stupide pour tester un casque défectueux avec Windows Media Player (en me disant que toi aussi tu y trouves le son "merdique" et que c'est pour ça que tu ne l'utilise pas d'habitude) ou alors me prendre sévèrement pour un idiot en essayant de m'expliquer que c'est à cause des morceaux que j'écoute que mon son est crade ( au mépris de ce défaut présent seulement sur une oreille et dans la totalité de mes morceaux ) ou mieux, considérer que c'est la fatalité des choses finalement parce que j'avais qu'à être riche et me payer "un meilleur casque si je veux de la qualité"? Méprisable nabot de comptoir, bien évidemment que le jour où je pourrais me torcher avec de la soie j'aurais moins mal au cul.

Soit correctement inventif au moins: je ne sais pas, rejette la faute sur mon baladeur, accuse moi d'avoir un défaut auditif, explique moi correctement que tu n'y connais rien en technique et que celui qui s'en occupe n'est pas là. Baratine moi peut-être sur le fait que la garantie ne fonctionne plus une fois le casque utilisé (après tout, c'est un intra, question hygiène ça aurait pu fonctionner).

Mens moi honnêtement mais je t'en prie, je t'en supplie, arrête de me prendre pour un con. Sinon je suis moi même obligé de te mépriser. C'est bête, tu trouve pas? Non? T'insiste? Bein ce sera mérité...Non seulement t'aura même pas un merci pour ton temps, mais en plus je te laisse un petit cadeau...

Comme dirait Nico, bien fort, clairement prononcé par dessus l'épaule:
"Allez, tciao, Enculé!"



mardi 1 juillet 2008

Le film à voir - JCVD


Jean-Claude va mal. Ce film aurait pût s'appeler de la sorte. Van Damme, notre très cher est effectivement au bord de la crise de nerfs. Et le voilà embarqué dans une affaire de braquage minable de poste belge.

Ça démarre comme un documentaire, ça se poursuit en comédie amère, ça enchaîne sur un témoignage bouleversant et ça se finit grand hommage à la personne derrière l'acteur. Il faut dire qu'il en a mangé des critiques, des caricatures. JCVD aujourd'hui c'est une icône, une marque de fabrique, au delà même de sa vie, son oeuvre, "faire un JCVD" est devenu une expression commune.







C'est ce que Mabrouk El Mechri, le réalisateur de ce petit plaisir, aurait pu restituer: une simple boutade autour du personnage que ce grand enfant de 50 ans est, mais non. C'est bien écrit, amoureusement réalisé et plus que tout, du taillé sur mesure. De tout ce que JCVD aura pu faire devant les caméras on ne retiendra surement que ceci, grand "merci" d'un fan de première heure dans lequel l'acteur prenant ses gallons, offre dans un aparté une confession poignante, émouvante, et d'une sincérité qu'on ne peut imaginer feinte.

La personne a de l'humour et un cœur gros comme ça. On rit donc avec lui, mais plus de lui. Désormais c'est terminé, Jean-Claude enterre Van Damme et, par le biais d'un masque à son effigie, finit par se révéler tel qu'on aime à le voir: généreux, sensible, enthousiaste et hors de ses chemins tout tracés. JCVD est un acteur et un homme qui revient de loin.




Un film surprise aux dialogues cinglants, dont l'écriture brillante, la réalisation sans défaut et le jeu de ses acteurs redore la couronne d'une idole dont nous avons ri ces dernières années.

mardi 3 juin 2008

Parce Loco Locass tabasse.... ( Loco locass - M'accrocher? )



Alors oui, le sujet est pas forcément très joyeux, mais bon, pour une chanson qui parle de ça, elle fout quand même bien le frisson. Me tarde quand même de voir quand sortira le prochain album et si oui ou non, ils prévoient une sortie de leur tournée symphonique

lundi 26 mai 2008

Tatalataaa, tatalaaa!

Bon alors, faut vraiment une occase spéciale pour que je m'y remette un coup. 19 ans d'attente, quelques dératés et Indiana Jones revient sur nos écrans.


Un quatrième épisode nommé "Indiana Jones and The Kingdom Of The Crystal Skull". A priori pourquoi pas? Toute la question tiens là dedans. "Pourquoi pas?"



Faut dire que Lucas nous avait un peu décontenancé avec ses cafouillages de chronologie Star Wars causés par sa prélogie, alors que Spielberg, même en faisant une excellente série télé sur son aventurier fétiche ne s'était pas emmêlé les pinceaux. Donc pourquoi pas?

Mon humble avis sur la chose se pose en plusieurs points: Si l'on considère que chacun des épisodes de la trilogie étaient écrits et réalisés en fonction de l'époque dans laquelle l'histoire était située, ce quatrième opus se déroulant dans les prémices des années 60 américaines, le contrat est toujours respecté. Certes cela cause un contraste net avec ce qui avait été fait auparavant, disons que l'on passe d'un mysticisme magique à un mysticisme scientifique, mais encore une fois "Pourquoi pas?".



Il y a eu des critiques particulièrement violentes, du genre "M.Spielberg, vous avez tué Indiana Jones" ou encore "C'est un repompage de La Momie". Personnellement je ne serai pas aussi violent. Je comprends tout à fait la déception de certains; quand on a l'impression que Spielberg et Lucas ont tout inventé, on prend une douche froide devant celui là, mais soyez réalistes, tout ce que font Spielberg et Lucas sur ce genre de film, c'est de nous filer un bon gros divertissement qui a digéré toute une époque de film d'aventures ou de SF. Depuis le tout début, rien n'est oeuvre originale.

La seule chose qui démarque les Starwars autant que les Indiana Jones est leur manière d'agencer tout ces clichés et si par moment on ne supporte pas telle ou telle scène, c'est justement parce que ces clichés sont tout d'un coup très visibles et que l'on a du coup du mal à accepter qu'on apprécie un "remâché".

Ne boudons pas notre plaisir donc, Indiana Jones 4 est tout de même un bon film d'aventure, et de plus il reste cohérent au tout créé (petites références aux Aventures du jeune Indiana Jones; retour sur le passé des personnages, nouveaux éléments découlants des épisodes précédents...).
Si, à mon sens, il laisse quand même une impression bizarre, c'est que pour une fois, Indiana Jones n'en est déjà plus le personnage principal. Nous sommes déjà dans les aventures de Mutt Williams et les deux se disputent l'affiche. Le soucis étant celui-ci: Indiana n'a que trop l'expérience de ses explorations, Mutt lui, ne l'a pas encore assez.


Sinon, question image, bein oui, le numérique passe par là. Faut savoir que mon petit soucis, c'est que je n'aime pas les effets "tout numérique" (grand nostalgique des maquettes et autres ingéniosités qui donnent de la texture plutôt que le froid et encore à mon goût trop visible travail d'un ordinateur) donc je ne suis pas forcément objectif sur ce point. Mais je pense vraiment qu'il est dommage que nous nous retrouvions avec un film qui se veut héritier du genre "aventure SF" des années 60 bourré d'effet trop contemporains. Dans l'ensemble, ces effets sont quand même excellemment bien réalisés, mais ça me gratte l'oeil quand même. C'est mon point de vue.

Pour résumer, je dirais que malgré tout, le plaisir est là, le fun est toujours présent, la franchise Indy malgré ses rides ne semble pas avoir pris un coup de vieux et la relève pourrait être prometteuse, peut-être plus que ce film là dont j'ai l'impression qu'il s'agit d'un film de transition. Lucas et Spielberg semblent vouloir dire "au revoir" à ce vieux Henry Walton Jones Junior pour saluer l'arrivée dans leur arbre de famille de Henry Walton Jones III, petit rejeton mérité de ses pères à la sauce Grease.




Allez, va, deux "Gerard" et demi pour un film chouette avec de vrais morceaux d'Indiana Jones dedans et qui laisse une fin ouverte que l'on espère voir correctement remplie la prochaine fois.

mercredi 9 janvier 2008

Grindhouse: Planet Terror / Pillows, The Cushions Of Death




Franchement, ça claque les deux films du projet Grindhouse côte à côte, non?


Et oui, je fais partie des petits européens veinards qui ont eu l'insigne honneur de pouvoir assister à une projection suivie de Death Proof (Boulevard de la Mort) et Planet Terror (on va pas vous traduire quand même...) dans la même soirée, en V.O. et ça fait mal, d'ailleurs:







Whaputaincommeçadémontetarace!


Je vous avais déjà fait part de mon enthousiasme (débordant) à la sortie de Boulevard de la Mort, vous conseillant vivement d'aller mettre les pieds dans vos salles de ciné locales pour vous infliger cet exercice de style réussi. Bein preparez vous à bouger vos ptites fesses une fois de plus pour les dvds parce que Rodriguez participe et avec force.



Alors que Tarantino faisait dans l'hommage aux séries B/Z des années 70, Rodriguez, lui, prends ses sources dix ans plus tard. Musiques au synthé, castagne kung-fu, explosions immodérées et gore-plastique servis avec un large supplément "Bonasses inutiles" et un esprit "Violence Gratuite" à faire pâlir d'envie Steven Seagal, c'est un opus bien plus dynamique et défouloir que celui du maître Quentin.


La preuve, Planet Terror parle, pêle-mêle, d'expérience scientifiques, de militaires, d'ex-flic super compétents, de traumatisme de la guerre, de destin de gogo danseuse et autre stéréotypes... Du déjà revurevurevu agencé de telle manière qu'on ne peut bouder son plaisir.

C'en est d'ailleurs blasant. Et oui, figurez vous qu'il y a quelques petites années, votre hôte: je, s'est impliqué dans le premier volet d'une trilogie appelée "Pillows" (disponible légalement sur la mule, clickez sur l'affiche ci dessous et ça vous le lance tout seul, wow magie de la technologie), film de 40 minutes fait avec les moyens du bord (un budget s'élevant tout de même aux alentours des 250€ si ma mémoire est bonne). Et avec mes très chers amis M.Lafon et M.Stansfeld, nous avions alors étalé une liste de tout les stéréotypes de ce genre de film.




De l'erreur du scientifique aux gloussements pénibles de la cruche à protéger, on est même passés par les personnages secondaires mourrant pour la cause et par le générique de fin pénible et marquant à la fois.


Pillows a représenté deux ans de travail parfois douloureux, de débats houleux entre Tom et moi sur l'ambiance à ressortir, les techniques à employer et même si l'on est pas toujours d'accord sur ce qui nous plait dedans, on y trouve tellement de tout qu'au final tout le monde en est content.

Bref, parenthese "promo personelle" mis à part, Planet Terror nous pique les idées une à une mais en même temps, les sources sont les mêmes et bon, faut admettre que l'essai est amplement réussi.

Allez, parceque je suis bon prince et que certains d'entre vous n'ont pas lu la critique de Boulevard de la Mort, je vous mets un petit lien sur l'affiche du film...y a plus qu'à clicker...branleurs...je vous jure...


vendredi 4 janvier 2008

Tecktonik Ta Reum

Oui, bon, on est tous d'accord, la tecktonique, c'est vraiment moche...pour preuve:




Mais il faut bien l'avouer, le mélange qui a été fait par cette danse ridicule de gominés aux pantalons slims taille basse (quelle abomination), a le mérite d'avoir creusé les décennies passées pour en synthétiser quelque chose... Malheureusement tout ce que l'on détestait: nuque longue, gomina, pulls à rayures, musique dance/electro, air concerné, déhanchements du disco et syndrome de persécution des expressions minoritaires...

Tout cela serait bien entendu sans aucun intérêt si ça ne devenait pas pour autant un mouvement populaire auquel les jeunes accolent l'étiquette "Must de la classe"...


Mais alors comment s'éclater tout en gardant un côté vintage? C'est là que Dou intervient et nous remet sur le droit chemin en nous conseillant ceci:



Faut avouer que ça, oui, ça cogne...

Prenez des leçons mes ptits jeunes, là on tiens un vrai truc chouette...

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