vendredi 29 décembre 2006

Dans la publicité....

Trouvé via Emob...again.

Vibrons vibrons mes chers amis

Il est des Noëls étranges qui vous laissent un goût de morale dans l'arrière du palais. Il était environs 15 heures le 27 Décembre lorsque je trouvais mon cadeau dans un des endroits les plus saugrenus qu'il m'est été d'aller fouiner lors des fêtes du grand barbu rouge: l'entrée froide de la baraque de mon paternel.

Parceque voilà la vérité mes chers citoyens Labouatistes désespéres (je déduis que vous êtes désesperés parceque pour venir lire mon blog en pleine période de fêtes, c'est que vous avez vraiment rien d'autre à foutre), j'ai passé des fêtes relativement maigres si l'on compte le poid en victuailles pête-foie qui sont passées dans ma grande bouche. Et honnêtement, quoi que vous en pensiez je ne suis pas à plaindre, non mes chers amis. Bon, venons-en au fait, parcequ'à part vous rabaisser en vous éclaboussant de la joie que m'a procuré mon expérience minable je ne fait pas grand chose là.

Bref, me voilà donc le 27 décembre, touché par la grâce de Noël avant même que je ne m'en rende compte. J'arrive donc chez mon père dans le froid et la hâte d'ouvrir des cartons. Mes cartons. Pas des cadeaux non, mais des cartons dont ma mère s'est débarassée là lors de son dernier déménagement, avec pas mal de choses qui me seraient utiles. Car il faut savoir mes lecteurs adorés, que dans mon Perpignan d'adoption, je vis dans des conditions misérables que j'ai peine à améliorer tellement je m'y suis habitué. Pas de meuble, juste un ordi sur un bureau connecté au net, le vrai nerd en somme (oui, j'ai aussi des posters de la trilogie originale de Star Wars et d'autres de Spider-man et de Sin City, sauvez-moi).

Argh, j'arriverais jamais à créer mon effet alors tant pis, bein voilà je suis content. Mon Noël à moi a été de retrouver tout ce qui a fait ma vie de 16 à 21 ans dans un tas de cartons entassés. Imaginez, pour une fois depuis bien trois ou quatre ans je me suis senti tout gosse à déballer des cadeaux que je connaissait déjà par coeur, des cadeaux qui, en fait, n'en formaient qu'un seul: la preuve tangible que je ne suis pas qu'un nomade et que j'ai un vécu. Sous mes yeux ébahis je m'offrais à nouveau les présents de ma première réelle amoureuse et amante, la trottinette que je m'étais payé à Toulouse parceque j'en avais marre de rentrer à pied seul, les premiers scripts rédigés avec Thomas lors de mes nuits à l'internat du lycée, les tas de Ciné Live et autres revues que j'ai collectionnées comme pour exorciser le fait que j'allais un jour disparaître sans laisser de trace, mes tableaux, mes pinceaux, mes toiles vierges.

Excité comme une puce, j'ai fouiné dans mes cartons toute l'après-midi durant, avec à chaque déballage, l'envie de retrouver un truc de plus qui me rafraichirait la mémoire. "Tiens mon ballon de mes trois ans". Un vieux ballon tout flétri par le temps, un ballon à pois qui rebondissait sur la terrasse de cette même vieille maison toute mon enfance et qui connu ses premières échappées dangeureuses dans les rues encore joyeuses de Castres.

Voilà mon Noël, tout simple. A l'époque où les magasins nous vendent tout un tas de bidules inutiles et où la naissance du Christ est un simple prétexte à se gaver de dinde déguisée en cholestérol, moi je replonge la tête dans ce que je suis. Et ça, aucun gars encravaté avec une vue sur mon pouvoir d'achat pourrait me l'offrir. Retrouver comme par enchantement ce que l'on est, se souvenir de parcelles de sa vie et voir le chemin parcouru lorsqu'on a l'impression depuis trop longtemps de stagner au point mort, ça c'est un vrai cadeau.

Mon Noël n'aura pas été quantifiable cette année et tant mieux. D'ici peu j'aurais vu nombre des gens que j'aime et ça m'aura amplement comblé.

Bonnes fêtes à vous mes chers citoyens Labouatistes!

vendredi 22 décembre 2006

"Ow ow ow"


Et à dans quelques jours, citoyens Labouatistes!

mercredi 13 décembre 2006

Pour Nanock


T'as interêt à assurer parceque y'en a une qui commence à crever de faim là...

mardi 12 décembre 2006

Cher Papa Noël

Ma liste sera courte, en plus des conneries habituelles (genre une vie peinarde itou itou) voilà ce que je veux:


Et vu que je suis pas difficile, j'accepte ceux qui viennent du Apple Refurb (à condition quand même qu'ils aient un Superdrive, faut pas déconner non plus).

Voilà, t'es au jus, maintenant au boulôt mon gros.

samedi 9 décembre 2006

Lou!

lundi 4 décembre 2006

Jeté sur le papier

Quelques pensées dans le train, posées à l'arrache...

9h38, le 30 Novembre 2006

Les objets dans le miroir sont plus proches qu’ils n’y paraissent. Où est mon miroir ? Si c’est une image et qu’elle me reflète, alors peut-être est-ce mon œuvre, au sens large du terme. Ce que je produis, ce que je fais, est peut-être plus proche de mon moi que ne l’est mon simple fait d’être.

Avec mes amis, nous pensons qu’avant tout, être et faire n’ont pratiquement pas de différence : nous sommes à travers l’action. Voilà une philosophie simpliste mais diaboliquement efficace pour éviter la dépression. Voilà pourquoi, tous à notre manière, nous nous octroyons le titre d’aspirants artistes.

Avec son propre langage, l’artiste s’inscrit avant tout dans le monde de par ses œuvres. Il réécrit ses codes d’existence en passant la réalité à travers son filtre personnel.

Dans ce cas, me direz vous, que différencie l’artiste d’un dictateur ? Leur domaine d’action. Le dictateur a une emprise sur la réalité qui est imposée au monde, l’artiste tient plus du « divertissant », du « penseur » à la limite. Il propose une nouvelle vision, il n’impose pas aux autres.

Et voilà donc ma schizophrénie soulignée, si ce que je produis est plus proche de ma réalité, aussi fictionnel et fantasque que cela soit, comment ne pas pêter les plombs en vivant alors une sorte de double vie : d’un côté mon univers personnel matérialisé et dans lequel j’évolue, de l’autre la réalité de tout un chacun. Faut il, à la manière d’un Dali ou d’un Lovecraft, tomber dans une aliénation de la personnalité par l’œuvre pour être réellement accompli ? Ou dois-je plier mes œuvres à la réalité et tenter de trouver de nouveaux moyens d’être artiste ?

Plus concrètement, de la réalité commune à ma conception de la réalité, laquelle dois-je privilégier ?

Me concernant, même si j’ai l’habitude, depuis gosse et par amour du récit, de romancer chacun des évènements me concernant, je n’en reste pas moins très conscient et lucide sur ce qu’il se passe. A priori, mes perceptions n’ont pas l’air aussi aveugles et claustrophobes que je pourrais le penser, puisque même ce que je romance trouve une suite de réalité tangible et commune. Ou alors je suis un sacré manipulateur, ce qui reste possible.

Mais fermons la parenthèse, ce qui m’inquiète, sachant tout cela, c’est que si mes œuvres reflètent ma réalité alors qu’est-ce qui pourrait m’empêcher de croire que ma vie n’est pas scénarisée du début à la fin ? Puisque chaque passage de ma vie contient les codes d’un scénario académique, de la pose de la problématique au « climax » jusqu’à la résolution, bonne ou mauvaise ; comment penser que ma vie ne peut-être le divertissement de quelqu’un, peut-être moi-même ?

C’est une question qui me hante depuis que je connais l’idée du « destin ». Je reste persuadé que rien n’est dû au hasard, que toute œuvre a ses conséquences, mais que nos actes s’inscrivent aussi dans une cause générale, globale. Selon moi notre marge d’action et de décision est faible et si nous allons contre un seul des paramètres de ce scénario pré-établi, nous mettons en branle tout un minutage précis. Cela ne veut pas pour autant dire pour moi, qu’aller « à contre courant » ne soit pas possible, simplement plus ardu. Il est bien plus difficile d’être scénariste qu’acteur voire spectateur de sa propre vie.

J’en reviens à ma condition d’aspirant artiste ; une amie à moi me demandait récemment si être artiste impliquait obligatoirement une production « hypertrophique » du moi et bien que je l’ai confortée dans l’idée qu’elle n’avait pas forcément à faire dans l’autobiographique, au cours de la discussion j’étalais l’argument du filtre de réalité qu’elle imposerait à ses écrit quel que soit le sujet. Finalement, mon argumentation était contradictoire.

D’un côté je lui assurait que l’artiste accompli ne parlait pas que de lui puisqu’il se doit d’être ouvert au monde, de l’autre je lui disait que peu importe son implication dans son environnement elle ne le transcrirait qu’à travers ses yeux.

C’est alors qu’elle me proposa comme solution finale à la subjectivité de se mettre à la photographie. Mais tout le monde sait que même journalistique, la photographie est le plus pervers des médias subjectif (avec la vidéo).

Finalement, nous en sommes venus à la conclusion que peu importait le support ou le média, nous ne ferions que du subjectif. Même l’Histoire se réécrit, elle est toujours en mouvement parce qu’elle est relatée par des êtres de subjectivité. L’objectivité n’est disponible qu’à Dieu ou toute autre entité omnisciente et impartiale. Même une machine comme un ordinateur a un filtre personnel, qu’il soit binaire ou autre…

Donc considérant cela, le filtre personnel que j’applique à ma réalité dans mes œuvres et les résultats que j’en soutire sont sûrement bien plus proches de la réalité commune, aussi fantasques et fictionnels qu’ils soient, qu’une simple transcription scientifique des évènements et des actes.

Ma fiction est ma réalité.

Ma fiction est bien plus réelle que la réalité.

Les objets dans le miroir sont plus proches qu’ils n’y paraissent.

samedi 2 décembre 2006

Tout beau tout neuf

Et voilà, nouveau mix dans la playlist et dans l'heure, nouveau sondage, a vos souris!

vendredi 1 décembre 2006

La Playlist de Décembre arrive!

Fin des votes et deux gagnants donc: Frank Zappa et General Patton vs The X-Ecutioners.
Marrant, finalement ce sont les deux morceaux les plus barrés qui remportent le trophée.
La playlist de Janvier va donner.

Bref, dans le week-end, vous pourrez ecouter la toute nouvelle playlist que je vous ai concocté pour égayer ce long mois d'hiver (ouaiiiis, des mises à jour, youpi!)

A demain tout le monde!

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